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Guide des zones érogènes

Un regard, un parfum, des caresses et soudain nos sens s'affolent. Pour entretenir l'extase où l'amour vous plonge, optons pour l'art des caresses et le dialogue des sens. Pour pimenter les préliminaires et rendre vos ébats inoubliables, découvrez notre guide des zones érogènes.

La bouche

Doux, sucrés, papillon ou French kiss. Les baisers peuvent stimuler les lèvres et la langue de multitudes manières. Entre effleurements et mordillages, savoir embrasser avec passion est un art que peu d'amants maîtrisent avec talent. du moins si l'on écoute ces Dames. Pour éviter le bisou ventouse ou l'expédition de spéléologie en glotte, découvrez les secrets des véritables baisers de star.
De tendre, la bouche peut devenir fougueuse. Le corps entier prend plaisir aux infinies caresses de la langue et des lèvres. Quant aux caresses bucco-génitales (cunnilingus, fellation), elles sont généralement très appréciées par les deux sexes.

Les bras

Les parties exposées ne sont pas les plus réceptives aux caresses. Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras un peu vite, ainsi le creux de l'aisselle ou du coude, tout comme la face antérieure du poignet sont autant de zones que les caresses, les baisers ou les langues habiles sauront (r)éveiller en un tour de main.

Les cuisses

Tout comme pour les bras, les faces intérieures des cuisses et des genoux (le creux poplité) sont plus réceptives aux caresses. Alternez caresses à fleur de peau et mouvements plus marqués, avec la langue ou la paume. Partez des chevilles et remontez vers la zone stratégique. Un peu de patience devrait vous aider à ne pas traiter ses gambettes par-dessus la jambe.

Le dos

Si des massages du dos suscitent un apaisement ou une relaxation que l'on réserve aux instants de repos, cette zone peut également être à l'origine de frissons sensuels. Essayez seulement d'effleurer sa peau tout en laissant descendre votre langue le long de la colonne vertébrale depuis son cou jusqu'à la naissance de ses fesses. Vous ne devriez pas pouvoir vous mettre son plaisir à dos.

Les fesses

Femme

Si l'image de la sensualité est faite de courbes, les fesses en sont sans nul doute un sommet. A caresser, masser, pétrir ou couvrir de baisers, les fesses ne doivent jamais être délaissées. Même les plus impatients devraient s'y attarder sous peine de frustrer leur partenaire. Glissez un doigt ou votre langue entre elles, doucement, vous arriverez à l'anus. Associée à des caresses clitoridiennes, une stimulation anale peut conduire à l'orgasme. Mais en la matière, certaines refuseront toute sollicitation de cette zone qu'elles jugent taboue, alors que d'autres adorent qu'on s'y attarde. voire plus si affinités. La proximité avec les organes sexuels et l'importance du nombre de terminaisons nerveuses font de la pénétration anale une véritable expérience érotique. Pour en savoir plus, découvrez sans attendre notre fiche sur la sodomie.

Homme

Si l'image de la sensualité est faite de courbes, les fesses en sont sans nul doute un sommet. A caresser, masser ou couvrir de baisers, les fesses des hommes ne doivent pas être délaissées. Même les plus impatientes devraient s'y attarder sous peine de frustrer leur partenaire. Glissez un doigt ou votre langue entre elles, doucement, vous arriverez à l'anus et au périnée (zone entre l'anus et les parties génitales). Pour les plus téméraires, sachez que les hommes posséderaient un point G situé entre trois et cinq centimètres à l'intérieur de l'anus. Sa stimulation décuplerait les sensations lors de l'orgasme. Mais attention, tous les hommes ne vous laisseront pas explorer facilement leur intimité. En cas de contraction ou de refus explicite, n'insistez pas vous pourriez le bloquer. Tant pis pour lui !

La nuque

A effleurer délicatement ou à mordiller tendrement, la nuque et le cou peut également être le lieu de massages savants à la fois décontractants et savamment évocateurs. Mais bien souvent la nuque est une halte avant d'explorer les oreilles, les lèvres ou le dos, prenez cependant le temps de vous y attarder un peu. Grands séducteurs, les vampires ne s'y trompaient pas. Ces zones recèlent des terminaisons nerveuses insoupçonnées.

Les oreilles

Illogiquement délaissées par un grand nombre d'amants, les oreilles peuvent être mordillées, léchouillées ou suçotées. Sur le pavillon et le lobe, les baisers peuvent rapidement devenir très érotiques. La perception amplifiée de votre souffle pourra également décupler de désir de votre partenaire. Sans compter que les mots doux ou crus sont parfois très excitants. A bon entendeur.

Les organes sexuels

Femme

Terre inconnue pour les piètres amants, le clitoris est un incontournable du plaisir féminin. Sensible aux caresses des lèvres, de la langue ou des doigts, ce petit organe doit être l'objet de toutes les attentions. Mais attention, un peu de délicatesse ! La stimulation doit être tendre et délicate. La femme s'abandonnera sans retenue aux caresses des ses petites et grandes lèvres, de sa vulve... L'homme pourra solliciter sa langue et ses lèvres pour un cunnilingus très apprécié. Les caresses pourront se poursuivre vers l'anus (sauf en cas de refus explicite, bien entendu).
Alors que le débat sur l'existence même du point G déchaîne les passions, quelques conseils devraient vous permettre de vous faire une idée. Ce fameux point est situé entre 3 et 8 cm à l'intérieur du vagin, le long de l'urètre au niveau où celui-ci rejoint la vessie. A mi-chemin entre l'os pubien et le col de l'utérus, il a la forme d'une petite boule palpable de moins d'un centimètre qui augmente de taille lors d'une stimulation. En insérant un ou deux doigts légèrement recourbés, vous pourrez atteindre cette zone qui peut se gonfler sous l'excitation. La langue peut également remplacer le doigt si vous êtes suffisamment habile. Votre partenaire vous en sera reconnaissante.
Attention cependant à ne pas transformer cette quête du Graal en travaux pratiques digne des cours de sciences naturelles, l'imaginaire érotique est indispensable à toute expérience sensuelle. Pour en savoir plus, découvrez notre article "Cap sur le point G !"

Homme

Le pénis et les testicules sont des zones extrêmement sensibles chez l'homme. Sans pour autant caricaturer la sexualité masculine, il apparaît difficile à un homme d'atteindre l'orgasme sans stimulation de cette zone. La sollicitation se fera par des caresses des doigts mais aussi des lèvres ou de la langue. Au bout de la verge, le gland est la zone la plus sensible, ne la négligez pas ! En alternant des sollicitations de cette zone, des testicules et du dessous du pénis, vous devriez pouvoir vous servir des réactions de votre partenaire pour perfectionner votre danse sensuelle. La fellation (lorsque la femme prend le sexe de l'homme dans sa bouche) est une pratique particulièrement appréciée des hommes. Mais dans ce cas, votre bouche n'est pas la seule à l'œuvre, vos doigts pourront caresser ou chatouiller les testicules. Attention cependant à bien préférer la douceur d'une pianiste plutôt que le pétrissage à l'ancienne.
D'autres alternatives existent enfin :
  • Différents mouvements (en tire-bouchon ou en frottement circulaire) peuvent faire découvrir de nouveaux plaisirs ;
  • Vous pouvez également alterner le chaud et le froid en utilisant un glaçon ou une boisson chaude...
Laissez aller votre imagination. Et pour en savoir plus, découvrez notre fiche sur la fellation.

Les pieds

Les stimulations de la plante des pieds et des orteils n'emportent pas tous les suffrages. Si certains aiment qu'on les caresse ou qu'on les lèche sensuellement, d'autres n'éprouvent aucun plaisir et peuvent même avoir horreur de ça. Donc ne vous acharnez pas, il existe des moyens beaucoup plus excitants pour "prendre son pied".

Les seins

Femme

Titillés avec la langue, caressés du bout des doigts ou sensuellement massés. les seins sont sans aucun doute l'expression ultime de la féminité. Pointés sous l'effet de l'excitation, ils sont avides de bien des plaisirs : succions, aspirations, mordillage, massage, torsion du mamelon. Vos lèvres, vos doigts et votre langue (voire votre pénis) participent à cette incomparable mise en bouche. Pour les plus coquins, un glaçon, de la crème ou du miel pourront compléter le rituel et combler la gourmandise !

Homme

S'ils obnubilent souvent les hommes, il arrive qu'à contrario que les femmes oublient un peu les seins de leur partenaire. Erreur ! Ultrasensibles, les mamelons laissent rarement indifférents. Si certains adorent qu'on les titille ou qu'on les mordille, d'autres peuvent présenter des réactions "épidermiques". Pour savoir à quel sein se vouer, tentez votre chance !

Le ventre

Doux et tendre, le ventre est de ces endroits secrets où l'on aime s'attarder. Aux caresses suaves, le nombril pourra être l'objet de quelques explorations linguales. Un vrai régal. mais aussi une étape vers des zones plus stratégiques encore. A vous de juger combien de temps il est judicieux de faire durer le suspens.

Ce que veulent les femmes

Psychothérapeute et sexothérapeute, Alain Héril est l'auteur du "Journal d'un sexologue". A travers les propos recueillis dans son cabinet et de réflexions personnelles, il nous propose une véritable plongée au cœur de l'intimité féminine. Nous l'avons interrogé sur "ce que veulent les femmes".

Dans votre livre "Journal d'un sexologue", vous rapportez certains propos évoqués lors de vos consultations. Plus encline à se livrer dans ce cadre intime, la femme se révèle parfois déroutante…

Femmes sexualitéAlain Héril : En guise de préambule, j'aimerai rappeler les limites des généralités. Les appréciations de manière globale de la femme sont très souvent contredites par des particularités. Comme le déclarait Lacan "LA femme n'existe pas", il faut parler des femmes, qui sont toutes des exceptions et des expressions différentes d'une féminité bien difficile à cerner. Si j'ai pu peindre quelques portraits dans mon livre, je n'ai jamais eu la prétention d'être exhaustif.
Ce livre est le résultat de plusieurs années en tant que psychothérapeute et de sexologue. J'ai également mené une enquête sur plus d'une centaine de femmes pour mieux mettre en perspective mon expérience professionnelle.

En matière de désir, quelles sont les principales différences entre les femmes et les hommes ?

Alain Héril : Le désir des femmes tourne essentiellement autour de la mise en scène. Très sensible aux comportements, au climat autour de la relation, son désir doit être mobilisé par l'idée fantasmée de la relation. Elle recherche ainsi plus la tendresse, les sentiments, ainsi qu'une intimité partagée. C'est cette mise en scène (je reprends ce terme, n'en trouvant pas de plus approprié) qui va permettre à la femme d'accéder au désir. Sans cette projection mentale, pas de désir.

Cette vision de la femme aimante et de l'animalité masculine n'est-elle pas stéréotypée ?

Alain Héril : Ces idées reçues auxquelles vous faites allusion ne sont pas à abandonner trop rapidement. Certaines reflètent une réalité retrouvée dans nombre des témoignages. Les fleurs, les violons et les paroles font partie du climat qui va éveiller le désir et les fantasmes féminins. La distorsion entre l'idée que l'on se fait du désir féminin et la réalité n'est peut-être pas si grande. L'aphorisme selon lequel "La femme désire l'homme qu'elle aime et l'homme aime la femme qu'il désire" reste bien souvent vérifié. Mais concernant la recherche du plaisir, c'est une toute autre affaire…

Mais entre la Princesse de Clèves et Catherine Millet, la sexualité de la femme n'a-t-elle pas évolué ?

Alain Héril : En matière de recherche du plaisir et de sexualité sans aucun doute, mais en terme de désir et d'amour j'en suis moins sûr. Vous faites allusion au livre "La vie sexuelle de Catherine M.".

Les femmes et le plaisir

Nous sommes persuadés que l'homme a toujours eu du plaisir dans la sexualité depuis la nuit des temps, mais que ce n'est qu'aujourd'hui, à la fin du XXe siècle, que la femme de notre civilisation européenne accède à l'orgasme : il s'agit là d'une de nos plus tenaces idées reçues, et pourtant rien n'est plus faux. L'Histoire montre que les femmes ont toujours voulu et su avoir du plaisir.
 
Déjà les tablettes babyloniennes parlent de femmes qui courent les aventures, et dont les voisins jasent ; qui trompent leurs époux en cachette ou ouvertement, souvent grâce à l'aide de bonnes amies, certaines abandonnant même leur foyer pour un homme. Des prêtresses écrivent préférer la sodomie afin de ne pas risquer de se retrouver enceintes ; une jeune fille adresse une prière fervente à la déesse pour que son amant dure plus longtemps, et la fasse ainsi jouir.

Jouir sinon rien

En Grèce, les femmes profitent de ce que les hommes ne connaissent pas leur corps (elles ne sont examinées que par des femmes) pour affirmer qu'elles aussi ont une semence, que celle-ci participe pour moitié à la fabrication de l'enfant, et que cette semence n'est émise que quand elles ont un orgasme : si leurs maris veulent un enfant, il faut donc qu'ils les fassent jouir ! Et quand ils sont trop déficients, elles se prêtent entre amies "de ces objets dont la douceur est un rêve, et qui ont une rigidité que les hommes n'atteignent jamais" (texte du IIIe siècle av. J-C). Les Romaines de l'Antiquité n'aiment ni les grossesses, ni les enfants : pour avoir des rapports sans risques, elles n'hésitent pas à faire castrer leurs plus beaux esclaves.
Les femmes du Moyen-Âge ont une liberté qui dépend de leur rang social : la reine de France, Aliénor d'Aquitaine, peut imposer ses amours à son mari le roi Louis VII qui, lui, ne peut absolument pas la contraindre. Il en sera de même tout au long de l'Ancien Régime, et, par exemple, une aristocrate protégée par le roi Louis XIV à la cour de Versailles peut faire embastiller son mari ou le faire renvoyer dans son domaine de province quand elle veut profiter sans réserve de son amant. Quant aux jeunes filles, les théologiens du Moyen-Âge jugent qu'à partir du moment où elles pensent aux hommes et aux rapports, il est normal qu'elles se caressent, ou se servent d'objets imitant le sexe de l'homme, afin de calmer leurs ardeurs et de rester chastes : sinon, la nature est tellement forte qu'elles tomberaient dans le grave péché de fornication en ayant des rapports avec un homme sans être mariées.

Le plaisir inassouvi

Brantôme, dans les "Dames galantes" donne une multiplicité d'exemples de femmes de la Renaissance sexuellement libres, draguant, recherchant leur excitation grâce aux gravures de positions amoureuses ornant les livres de l'Arétin, chevauchant leurs maris ou leurs amants pour mieux en jouir, se servant d'objets, seules ou avec d'autres femmes, se moquant des hommes qui s'épuisent alors qu'elles ne sont pas encore assouvies.
D'ailleurs les théologiens chrétiens de cette époque et de l'époque classique disent toujours qu'il faut qu'une femme jouisse pour être plus sûre de se retrouver enceinte. Donc, que le mari doit tout faire pour qu'elle y parvienne, sous peine de péché, quitte à recommencer si sa femme n'a pas eu d'orgasme alors que lui a déjà éjaculé ; ou à la caresser, si les rapports se montrent inefficaces. Et si rien n'y fait, la femme elle-même doit se caresser pour jouir, sinon elle aurait eu un rapport sans avoir tout mis en œuvre pour qu'il y ait grossesse, ce qui est un péché.

Vous avez dit respectable ?

Ce n'est qu'au XIXe siècle que, dans une certaine bourgeoisie, apparaît et se développe l'idée que la femme respectable ne doit pas s'abandonner à ses désirs ni se conduire comme une "fille", une prostituée. C'est cette image de la femme sans sexualité qui reste dans nos imaginaires, et, comme par une illusion d'optique, bouche notre horizon. Il est pourtant évident qu'en réalité, même au XIXe et au début du XXe siècle, ces femmes bourgeoises ont souvent des amants et que leur sexualité est très riche : les romans et le théâtre ne parlent pour ainsi dire que du trio formé par le couple et l'amant. Victor Margueritte, avec "La garçonne", décrit en 1922 la multiplicité des comportements sexuels très libres de toutes ces jeunes filles de l'époque qui, théoriquement, doivent arriver vierges au mariage.
Ainsi l'Histoire nous apprend-elle que les femmes de notre civilisation ont toujours été très habiles pour avoir leur orgasme, et que les hommes ont été généralement attentifs à défendre leur droit à cet orgasme. Sur 50 siècles, il n'y a eu, en fait, qu'un seul dérapage, où les bien pensants ont rêvé d'une femme sans sexualité, se consacrant à son foyer et à ses enfants.
Nous ne devons donc pas nous laisser obnubiler par ce qui n'est déjà plus qu'une parenthèse dans le cours logique de l'évolution de la sexualité féminine.
Dr Yves Ferroul
 

C'est quoi un bon coup au féminin ?














Les préliminaires, ou le plaisir avant le plaisir!






 
 
 

Je n'ai pas fait l'amour depuis longtemps

Entre les statistiques qui affirment que les Français font l’amour, en moyenne 8,9 fois par mois* et votre copine Jessica qui vous raconte sa 3e partie de jambes en l’air du week-end, vous commencez à vous sentir un peu seule. Vous avez même du mal à vous souvenir de la dernière fois où vous avez partagé une étreinte. Ne pas faire l'amour pendant longtemps, un problème ? Cela dépend…
Entre les statistiques qui affirment que les Français font l’amour, en moyenne 8,9 fois par mois* et votre copine Jessica qui vous raconte sa 3e partie de jambes en l’air du week-end, vous commencez à vous sentir un peu seule. Vous avez même du mal à vous souvenir de la dernière fois où vous avez partagé une étreinte. Ne pas faire l'amour pendant longtemps, un problème ? Cela dépend...
C’est quoi "longtemps" ?
A chacune sa notion du temps. Si certaines étaient habituées à faire crac-crac plusieurs fois par semaine et que cela fait maintenant quinze jours que plus rien ne se passe sous la couette, alors pour elles deux semaines peuvent paraître une éternité ! Mais pour celles qui étaient rodées à un rythme plus calme, c’est à partir d’une abstinence de plusieurs mois que l’absence de câlins peut se faire ressentir. Tout est donc relatif et il est difficile de quantifier le "longtemps". Il s’agit avant tout d’un ressenti.
> Vous le vivez plutôt bien
Ben oui, il arrive que cette chasteté soit choisie et qu’elle ne soit pas forcément vécue comme un calvaire. Au contraire !
1) On peut décider de se mettre entre parenthèses pour se remettre d’une séparation, d’un événement, d’une étape importante ou d’une suite d’expériences sexuelles peu satisfaisantes. Cette période de jachère permet de faire le point avec soi-même, de se recentrer sur des domaines que l’on trouve plus intéressants et de procéder à un petit nettoyage cérébral. On fait tabula rasa des relations précédentes pour mieux profiter de la suivante.
2) On peut également avoir la tête complètement ailleurs et ne pas penser à la bagatelle tant on est préoccupée par son travail, son déménagement, sa soirée d’anniversaire à organiser... Le temps passe si vite que l’on ne s’était même pas rendu compte que l’on n’avait pas fait frotti-frotta depuis la St Valentin !
3) Certains couples s’amusent à instaurer un "assolement triennal". Pas de sexe pendant 3 semaines,mois...Histoire de faire monter le désir, l’impatience, la fébrilité et d’exciter un peu plus les hormones. Pourquoi ? Pour des retrouvailles explosives et dignes de l’Empire des Sens. Cela commence à vous manquer ? Vous l’avez bien voulu !
> Vous ne le vivez pas très bien  !
Ça vous titille, ça vous gratouille, ça vous rend nerveuse... Bref, un bon et sulfureux corps à corps avec un mâle, cela vous manque !
1) Qu’il soit beau, qu’il soit moche, que ce soit pour une nuit ou pour la vie, qu’importe. Vous en êtes à un tel degré de manque que vous seriez prête à sauter sur le premier venu.
Solutions :
- Vous faites appel à votre "fuck buddy", votre "sex friend", bref à votre bon copain, toujours prêt à vous faire plaisir sans pour autant que cela vienne gâcher votre amitié.
- Commencez à sortir de chez vous pour croiser des mâles, quitte à vous inscrire sur des sites de rencontres ou des Speed Dating®. En espérant que l’heureux élu sera aussi pressé que vous de passer au dessert !
Rappel : ne prenez pas de risque et sortez toujours couvert ! On n’oublie pas le réflexe préservatif !
2) Vous sentez que cela vous démange mais vous n’avez pas du tout envie de vous jeter dans les draps du premier bonhomme qui croise votre chemin.
Solutions :
- Vous partez du principe que l’on n’est jamais mieux servie que par soi-même et vous appliquez à la lettre la célèbre remarque de Woody Allen : "la masturbation, c’est faire l’amour avec quelqu’un qu’on aime" !
Un petit orgasme en solo et cela repart ! Vous trouvez cela triste ? Mettez du piment en investissant dans un sex-toy !
- Posez-vous la bonne question : est-ce l’acte d’amour qui me manque ou le fait d’être avec quelqu’un ? Bien souvent, c’est la deuxième solution qui correspond à votre état d’esprit. Alors ne vous jetez pas sur n’importe qui et partez en quête de votre moitié...
3) Vous êtes en couple et vous vivez très mal cette absence de collé-serré avec votre chéri. Vous trouvez qu’elle dure depuis trop longtemps. Attention de ne pas tomber dans le cercle vicieux : moins on fait l’amour et moins on en a envie. Votre amoureux ressent peut-être la même chose que vous. N’hésitez pas à prendre l’initiative et éventuellement à en parler avec lui afin de dénouer cette situation.
 
 

Un bon coup, c'est quoi pour eux ?

Pour certains, un "bon coup", cela se résume à l'inventivité au lit, pour d’autres c’est la douceur qui fera la différence.

Alors comment savoir si l'on est un vrai "bon coup" ? Pour nous éclairer, des hommes nous racontent ce qui les envoie au septième ciel. Découvrez leurs témoignages, et transformez-vous en véritable bombe sexuelle !

 

Un autre regard sur le plaisir féminin

En écoutant les femmes et leur propre définition du plaisir, des chercheurs américains orientent leurs études plus sur le plaisir que sur la réponse sexuelle objective. Les études sur le point G ont révélé son pouvoir antalgique.
Pour commencer : il y n'a pas d'expérience orgasmique unique. L'orgasme peut être vécu de manière très différente par les uns, les unes et les autres. Pour certains, c'est l'objectif de tout rapport sexuel. Pour d'autres, cela peut être un "cercle d'expressions dont chacune est une fin en soi". Et, entre les deux, d'autres facteurs peuvent se combiner, culturels, sociaux, et pourquoi pas biologiques…
De la jouissance finale aux plaisirs concentriques
Si la première attitude - l'obsession du but -  est la plus répandue, remarque Timmers, la seconde, la quête du plaisir, semble plus l'apanage des femmes.
Or, pendant longtemps, seul l'orgasme comme objectif unique à tout acte sexuel a été pris en considération par les chercheurs.
Quitter ce prisme, écouter les femmes, leur propre définition du plaisir a ainsi permis de découvrir le point G, mais aussi un fonctionnement de l'orgasme très différent de celui qu'éprouve l'homme.

De l'influence de la stimulation vaginale sur la douleur

Point GUn exemple particulièrement frappant des trouvailles de ces dernières années est le rôle antalgique de l'orgasme féminin par la stimulation du point G. Sa compréhension, en particulier pour les accouchements peut se révéler primordiale. Des études menées par Whipple et Komisaruk dans les années 80 ont en effet montré que "la stimulation des vagins d'un lot de rats de laboratoire déclenche une résistance à la douleur au moins égale à l'action de 10 mg/kg de morphine". Il fut ainsi découvert que le point G avait un rôle certain pour aider les femmes à accoucher à moindre douleur. Une observation particulière menée à Mexico permit en outre de voir qu'un régime riche en piments détruisait cet effet anti-douleur, ce qui impliquait une plus grande souffrance pour les femmes mexicaines lors de leur accouchement.

Un orgasme indépendant de la moelle épinière

Grâce à des études menées par les mêmes chercheurs dans les années 90 auprès de femmes dont la moelle épinière était complètement sectionnée, on s'aperçut alors que l'orgasme, que l'on savait être une réponse du cerveau à des stimuli locaux (vagin, clitoris, etc.) pouvait exister sans passer par la moelle épinière : l'hypothèse étudiée actuellement étant que les stimuli et réponses passeraient par un nerf, dit "vague", court-circuitant la moelle épinière. 

Les multiples chemins du plaisir

B. Whipple fait remarquer combien ces recherches peuvent conduire à des traitements améliorant beaucoup la vie des femmes, si on continue à explorer les potentialités de ce nerf vague. On pourrait influer " sur le pronostic, la réinsertion et la qualité de vie " des femmes dont la moelle est sectionnée. Plus généralement, il deviendra possible "d'exploiter ces données dans un but thérapeutique, par exemple pour le contrôle de la douleur et l'amélioration des réactions sexuelles".Beaucoup de recherche reste à faire dans le domaine de la sexualité féminine, les réactions sexuelles masculines ont à ce jour bénéficié de plus d'attention. Mais ces recherches doivent se garder  de vouloir faire entrer les expériences sexuelles "dans un modèle avec une réponse unique et une seule voie pour le plaisir". Il s'agit de quitter le prisme d'un plaisir objectif et exclusif pour lui donner la souplesse de la subjectivité, l'observer sous ses aspects culturels et sociaux et le recadrer dans son rapport au monde par l'étude et la reconnaissance de ses liens aux autres sensations. Les chemins du plaisir sont multiples. La sexualité se vit sans objectif à atteindre : trouver le point G, l'obtention de l'éjaculation féminine. Nous sommes  à l'aube d'une toute nouvelle aire d'exploration pour les femmes elles-mêmes.
Anne Souyris