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Percez les mystères du point G

Le point G, on en parle beaucoup. Promesse d'un plaisir intense voire mystique, il nous intrigue et nous fascine. Certaines l'ont trouvé et l'ont apprivoisé, mais pour la plupart d'entre nous, le mystère reste entier.

Existe-t-il vraiment ? Où est-il ? Sa stimulation déclenche-t-elle un orgasme à coup sûr ?
Pour connaître toute la vérité sur le point G, répondez vite à notre quiz.

A vous le nirvana !

Le super G

Mode d’emploi  Vous : A quatre pattes, les bras tendus devant vous. Vous prenez appui sur vos mains pour garder l’équilibre. On incline le visage vers le bas pour éviter de cambrer le dos. Imaginez que vous imitez une table basse.
Lui : A genoux, juste derrière vous, il attrape fermement vos hanches. S'ensuit un frotti-frotta quelque peu bestial avec pour destination l’orgasme avec un grand O !

Pourquoi c’est si bon ?
Cette position également appelée levrette est une incontournable du Kama Sutra. Le vagin est incliné de telle manière que l’angle d’attaque du pénis lui permet d’atteindre le fameux point G !

Le bon moment pour l'essayer : Lorsque vous êtes d’humeur bestiale et que vous avez envie d’entendre Charles-Edouard, directeur financier chez Trucmuche & Co pousser des râles sauvages !

Bon à savoir : Evitez cette position sur la moquette ou sur un parquet rugueux. Vous risquez d’en ressortir avec de douloureuses brûlures aux genoux. Demandez à votre chéri de stimuler d’une main votre clitoris qui n’attend que cela. Plaisirs garantis !
 
Le Nirvana
 
Mode d’emploi  Vous : lascivement allongée sur le dos, les jambes tendues et les bras dirigés vers la tête du lit. Offerte à lui, vous semblez passive… Pour l’instant !
Lui : très traditionnellement, se positionne au-dessus de vous pour vous faire l’amour "à la papa". Surprise ! Alors qu’il est en train de faire ses petits mouvements de va et vient, vous bandez tous vos muscles ! Vous resserrez vos cuisses et vous tenez vos bras vers la tête de lit. Comme si vous vouliez repoussez le mur.  

Pourquoi c’est si bon ? Le fait de tendre tous vos muscles et de serrer très fort vos cuisses multiplie les effets de la pénétration et stimule naturellement votre clitoris. Etonné par cette résistance physique, monsieur redoublera d’efforts pour mieux vous posséder, le temps d’une étreinte.  

Le bon moment pour l'essayer : Lorsque vous êtes éreintée par une journée de travail et que vous avez oublié de faire vos exercices quotidiens de stretching. Vous alliez ainsi détente, sport et plaisir. Que demander de plus ?  

Bon à savoir : Vous pouvez ajouter une variante en tendant au maximum vos jambes vers le bas du lit, tout en les serrant.
 
Le cadenas
 
Mode d’emploi Vous : Vous avez pris le soin de grimper sur un meuble assez haut, comme un comptoir de cuisine, un bar, une machine à laver… Asseyez-vous en tailleur au bord de ce perchoir et prenez appui sur vos bras.
Lui : Debout face à vous, il se laisse emprisonner entre vos jambes que vous enlacez autour de son bassin. Les yeux dans les vôtres, il peut alors aller et venir tandis que vous le dirigez.  

Pourquoi c’est si bon ? Pour la dimension psychologique : le plaisir est décuplé par l'excitation d'un câlin fugace et spontané, à la hussarde, dans un endroit inhabituel comme la table de la cuisine, le bureau ou la machine à laver.

Le bon moment pour l'essayer : Lorsqu’on reçoit des amis pour dîner et qu’on a envie d’un "quickie" vite fait, bien fait sur le plan de travail… avant leur arrivée !  

Bon à savoir : Le désir se moque des différences de tailles entre les partenaires, mais dans ce cas, il serait dommage de ne pas cadenasser votre chéri parce qu’il lui manque quelques centimètres … Quelques gros dictionnaires ou coussins sous ses pieds devraient lui permettre de pallier ce léger décalage.
 
Le rock’n’ roller
 
Mode d’emploi Vous : Allongée sur le dos, basculez vos jambes en arrière, comme si vous étiez un culbuto.
Lui : A genoux, devant vous, il prend alors vos jambes et les place de part et d’autre de son cou. Elles reposent désormais sur ses épaules. D’un geste ferme, il agrippe vos hanches et se penche vers vous. Cramponnée à lui, vous vous laissez bercer par ce très sensuel mouvement de balançoire.  

Pourquoi c’est si bon ? Cette exposition permet à votre intimité de s’ouvrir davantage et d’accueillir ainsi le sexe de votre chéri qui se délectera d’un tel plongeon en mers profondes ! Cette posture laisse également toutes les mains libres de leurs gestes. Profitez-en pour vous caresser mutuellement tout en vous regardant dans les yeux.   

Le bon moment pour l'essayer : Lorsque vous vous sentez assez souple pour tenir la pose et pour toutes celles qui aiment embrasser à pleine bouche leur amant en pleine action.

Bon à savoir : Votre vagin étant plus ouvert dans cette posture, vous pouvez vous amuser à contracter, pendant l’acte, votre muscle pubo-coccygien. Vous le serrez puis desserez autour du sexe de votre chéri. Il ne saura plus où il habite.
 
La promotion canapé
 
Mode d’emploi Lui : Choisissez un canapé ou un fauteuil avec un dossier et faites asseoir votre chéri dessus. Ses pieds doivent absolument toucher le sol.
Vous : A votre tour de vous asseoir mais sur votre compagnon et face à lui. Soyez une maîtresse-femme en décidant de prendre les choses en main. Vous devez vous retrouver allongée sur les jambes de votre homme et vous prenez appui sur vos bras tendus pour garder l’équilibre. Ouvrez et fermez les cuisses en imposant le tempo de votre choix.

Pourquoi c’est si bon ? Girl power ! C’est vous qui décidez du tempo qui vous convient le mieux. A vous de vous faire plaisir ! Vous vous offrez sans pudeur au regard de votre homme qui n’oubliera jamais cette vision very, very hot de votre corps en action !

Le bon moment pour l'essayer : A tester les soirs où vous ne vous sentez pas au top : un peu trop de cellulite, un bourrelet récalcitrant, des seins fatigués... Un homme réagit aux stimuli visuels et dans cette position, tous les petits défauts s’estompent pour laisser place à une anatomie de bombe : le ventre est plat, les seins pointent fièrement vers le ciel et les muscles des cuisses sont aussi tendus que ceux d’une athlète.

Bon à savoir : Si Monsieur est bien calé dans un dossier, il tiendra d’une main vos jambes et de l’autre, il n’hésitera pas à titiller votre petit bouton, détonateur de plaisir.
 
Les ciseaux sexy
 
Mode d’emploi Vous : couchée sur le dos sur une surface plane et en hauteur : bureau, table à manger, placez votre
Lui : debout, face à vous, il attrape vos jambes et empoigne vos chevilles. Il leur offre un grand écart et vous fait l'amour en même temps ! Puis il croise et recroise vos jambes en continuant son mouvement de va et vient en vous...

Pourquoi c’est si bon ? Ce mouvement de ciseaux vous offre un éventail de sensations. En ouvrant vos jambes, vous appréciez la plongée profonde du sexe de votre homme et lorsqu’il les referme, vous vous délectez de son pénis emprisonné et collé-serré en vous.

Le bon moment pour l'essayer : Lorsque vous êtes suffisamment en confiance avec votre partenaire pour le gratifier d’une telle vue sur votre intimité. Une bonne séance de rattrapage aussi pour celles qui ont séché leurs cours d’abdos !

Bon à savoir : Ne restez pas les mains ballantes et profitez-en pour offrir un petit cadeau supplémentaire à votre Adonis. Si vous arrivez à les atteindre, caressez les fesses de votre homme !
bassin au bord du meuble. Levez les jambes, de manière à faire un angle droit et laissez Monsieur agir...

Les positions pour stimuler le point G

Les positions pour stimuler le point G

Certaines positions sont plus efficaces que d’autres pour stimuler le point G. Découvrez-les : 

Point G et orgasme

Avec le point G, on parle d’orgasme vaginal. Faites le point sur ce plaisir suprême.
On vous l’a dit, il existe pour la femme deux types d’orgasmes : l’orgasme vaginal et l’orgasme clitoridien. Le Clitoridien, vous voyez bien de quoi il s’agit mais le vaginal ? C’est là qu’intervient le point G. C’est la stimulation du point G qui permet d’atteindre le septième ciel, ce plaisir suprême que toutes les femmes n’arrivent pas à atteindre. Un orgasme encore plus fort et plus intense que l’orgasme clitoridien.
L’orgasme vaginal et le point G sont étroitement liés puisque c’est la stimulation de ce fameux point magique qui permet d’atteindre l’orgasme vaginal. Mais pour autant, on peut alors se poser la question : le point G provoque t-il un orgasme systématique ?
Et si je n’y arrive toujours pas ? il existe maintenant une technique qui consiste à injecter de l’acide hyaluronique afin de gonfler le point G et donc de, normalement, atteindre plus facilement et plus rapidement et plus surement l’orgasme vaginal.


 

Où est le point G ?

 

Parce que le point G n’est pas facile à trouver, on vous aide à le localiser.
 
 
Pour bien comprendre ou se trouve le point G, il faut connaître son corps et plus spécifiquement, comprendre l’anatomie et le fonctionnement de son vagin.

Découvrir ses zones érogènes que ce soit au cours de caresses, de rapports sexuels ou encore de masturbation peut aider la femme à mieux se comprendre et à découvrir ce qui la fait vibrer et atteindre l’orgasme.
 

Le point G, qu’est-ce que c’est ?

Anatomie, taille, fonctionnement… On vous dit tout sur le point G.
 
Après avoir vérifié vos connaissances sur le point G en répondant au question de notre G-quiz, approfondissez votre savoir.
 
Alors, le point G : Mythe ou réalité ?. Réalité bien sûr ! Mais qui revêt un visage différent pour chacune de nous.

Un sexologue réponds à toutes vos questions concernant le point G. 
 
Découvrez aussi si l’idée reçu qui dit que la taille du sexe de l’homme est particulièrement importante pour que la femme puisse atteindre un orgasme vaginal est fondée ou non.
 
Et l’homme dans tout cela. Est-il lui aussi pourvu d’un point G masculin ? ou d’un point H plutôt !

Le Point G - Anatomie du point G

Anatomie du point G
Non, le point G n’est pas un mythe ! Découvrez et apprivoisez cette zone érogène, à l’origine d’orgasmes puissants chez la femme.
 
Le point G, une zone de plaisir intense

Les parois du vagin comportent une multitude de points érogènes. Parmi eux, et chez toutes les femmes, se trouve le point G. Appelé tour à tour « la perle noire », « la belle folle », « le clitoris interne » selon les civilisations depuis des millénaires, c’est le médecin Grafenberg qui lui donnera son nom en 1944.
Si le point G est plus ou moins sensible selon les femmes, son potentiel érotique se travaille : une fois bien repéré, connu, et stimulé, le point G permet d’accéder à une jouissance plus intense, plus voluptueuse et plus longue qu’un orgasme clitoridien.
 
Découvrir son point G
Le point G est situé sur la paroi antérieure du vagin, derrière l’os du pubis. Il est en général à la moitié du « chemin » entre l’entrée et le fond du vagin, soit à 4 cm de l’entrée. Mais chaque femme étant unique, il peut aussi se trouver juste à l’entrée, ou tout au fond.
 
Non, le point G n’est pas un mythe ! Découvrez et apprivoisez cette zone érogène, à l’origine d’orgasmes puissants chez la femme.
Non, le point G n’est pas un mythe ! Découvrez et apprivoisez cette zone érogène, à l’origine d’orgasmes puissants chez la femme.
Une zone de plaisir intense
Les parois du vagin comportent une multitude de points érogènes. Parmi eux, et chez toutes les femmes, se trouve le point G. Appelé tour à tour « la perle noire », « la belle folle », « le clitoris interne » selon les civilisations depuis des millénaires, c’est le médecin Grafenberg qui lui donnera son nom en 1944.
Si le point G est plus ou moins sensible selon les femmes, son potentiel érotique se travaille : une fois bien repéré, connu, et stimulé, le point G permet d’accéder à une jouissance plus intense, plus voluptueuse et plus longue qu’un orgasme clitoridien.
Découvrir son point G
Il est situé sur la paroi antérieure du vagin, derrière l’os du pubis. Il est en général à la moitié du « chemin » entre l’entrée et le fond du vagin, soit à 4 cm de l’entrée. Mais chaque femme étant unique, il peut aussi se trouver juste à l’entrée, ou tout au fond.
Pour guider votre partenaire vers le plaisir, il est utile que vous repériez cette zone érogène. Vous pouvez aller à sa rencontre en introduisant un doigt légèrement recourbé vers le ventre dans votre vagin. A 4cm environ, vous trouverez votre peau moins lisse, voire rugueuse. En frottant cette zone un certain temps, vous ressentirez une envie d’uriner, et la peau se gonfler et durcir, en raison de l’afflux de sang. Selon les femmes, cette stimulation peut être agréable spontanément, ou le devenir avec le temps.
Stimuler son point G, seule ou à deux
- Le point G gagne en sensibilité si le clitoris a été préalablement stimulé. Seule ou avec votre partenaire, répétez l’exercice précédent ou guidez sa main et son doigt. Le point G doit être excité de façon plus prolongée et plus intense que le clitoris, par va-et-vient ou pas mouvements circulaires.
- Si vous utilisez un sex toy, préférez ceux à bouts recourbés, ou ceux offrant une double stimulation, du point G et du clitoris.
- Il existe des positions particulièrement favorables pour atteindre l’orgasme grâce au point G. C’est le cas de la levrette, grâce à laquelle l’homme peut aisément atteindre la face antérieure du vagin. La position de la cavalière, qui consiste à chevaucher son amant, allongé sur le dos, permet à la femme de diriger le mouvement et la direction du pénis : penchez-vous pour cela légèrement en arrière.
- Enfin, le classique missionnaire revu façon « jambes en l’air », talons posés sur les épaules de l’homme, est aussi une voie royale vers le plaisir offert pas le point G.
Faire preuve de patience
Vous l’avez compris, la sensibilité du point G varie beaucoup selon les femmes, mais il représente pour toutes un fort potentiel érotique.
En provoquant une sensation étrange, semblable à l’envie d’uriner, il est fréquent que les femmes, craignant une situation quelque peu gênante, stoppent tout mouvement pendant l’excitation... et passent à deux doigts de l’orgasme. Prenez vos précautions avant et soyez patiente. Si le plaisir n’est pas immédiat, il ne devrait pas tarder à se manifester pour le plus grand bonheur des deux partenaires.
 
 
 

Le point « G » existe-t-il vraiment?

 Ce point G constitue-t-il une véritable entité physiologique ? se sont interrogés ces chercheurs israéliens et américains. Leurs conclusions, publiées dans l’édition en ligne du 12 janvier du Journal of Sexual Medicine montrent, une nouvelle fois, que l'existence du point G restera l'objet de nombreux débats…même si la très grande majorité des femmes, soit 84%, y croient fermement et une grande partie d'entre elles se disent capables de le localiser.

Source de mystère pour certains et source de plaisir pour les autres, le point G, centre stratégique d’une zone érogène, s’avère décidemment difficile à trouver…
Cette analyse est en fait un véritable examen des études déjà publiées sur le sujet, déjà déterminées à vérifier si  les femmes ont vraiment un point G qui peut contribuer, lorsqu’il est stimulé, à atteindre l’orgasme. Si la plupart des femmes déclarent, dans ces études, qu’elles croient tout à fait à son existence, les études anatomiques et les analyses en laboratoire d'échantillons de tissus s’avèrent toujours incohérentes, suggérant parfois que la zone en question présenterait une innervation séparée de celle du clitoris et du vagin. D'autres concluent qu'il n'y a aucune preuve d'une structure distincte capable, par stimulation, de provoquer un orgasme vaginal.
Si cette nouvelle étude n'a trouvé aucune preuve claire que le point G existe, elle génère d’ores et déjà, y compris sur le site du National Health Institute britannique, de nombreux échos et débats. Ces chercheurs du Rambam Healthcare Campus d’Haïfa (Israël)  et de l'hôpital Yale (USA) ont recherché toute la littérature médicale sur le point G et en particulier les études qui mettaient en avant des données biologiques. Ils ont sélectionné 55 études, 29 enquêtes et études observationnelles, 8 analyses radiographiques, 7 analyses pathologiques (études en laboratoire d'échantillons de tissus), 5 analyses biochimiques et 6 examens narratifs.
La croyance partagée d’un point G : Globalement, les études incluses révèlent la ferme croyance, chez les femmes, de l’existence d’un point G mais seule une proportion de ces femmes se déclare capable de le localiser. Un questionnaire sur la sexualité posé à un échantillon aléatoire de 2.350 femmes montre que 84% des femmes croient à l’existence d’une zone très sensible localisée dans le vagin. L'examen comprenait également des résultats obtenus chez des femmes volontaires ayant accepté de pratiquer « une auto-stimulation manuelle » appliquée aux parois vaginales. Toutes les participants rapportent une sensibilité érotique situé soit sur le dos (87%) soit à l’avant (74%) du vagin. 89% de ces femmes éprouvent un orgasme à la stimulation de ces zones.
Les analyses biologiques ont identifié des structures anatomiques appelées glandes de Skene dans la zone du point G. Ces glandes sont connues pour sécréter diverses quantités de liquide pendant la stimulation sexuelle et, selon certains rapports, pourraient contribuer à l'orgasme. Une autre explication possible de la sensibilité accrue de la paroi vaginale antérieure peut être de sa proximité avec le tissu autour de l'urètre, et le clitoris en particulier. Cependant, l'imagerie IRM suggère que les réseaux des nerfs sensoriels connectés au clitoris, au vagin et au col utérin sont, en fait, séparés.
Les évaluations en laboratoire d'échantillons de tissus montrent que la paroi vaginale antérieure est plus dense et mieux innervée que la paroi postérieure. Toutefois, il n'a pas été possible, lors de ces évaluations, de trouver des preuves d'une structure distincte qui pourrait produire un orgasme vaginal lorsqu'il est directement stimulé.
Pour les chercheurs, le point « G » serait donc, plutôt et au risque de décevoir, le fruit d’un désir socialement conduit pour renforcer l'existence physiologique de la sexualité. Car, selon cette analyse, il n’existe pas de preuve forte et cohérente de l'existence d'un site anatomique qui pourrait être ce fameux « G-spot ».

Et il existe 2 points G pour 1 pour la femme et son équivalent pour l'homme.
  • Pour la femme sur le dessus du vagin a environ 2 phalanges de l'entrée. C'est une zone large de 1 a 2 cm de diamètre.
 
Source: The Journal of Sexual Medicine

Le point G, cette zone de grande intensité du vagin

Le point G, cette zone de grande sensualité du vagin relève-t-elle du mythe ou de la réalité ? Il est bien réel et le sexothérapeute Alain Héril vous propose de partir à sa découverte.

Cap sur le point G !

Que vous soyez une femme à la recherche du nirvana ou un homme désirant faire découvrir à votre partenaire de nouvelles sensations, voici quelques indications pour toucher du doigt ce mystérieux point G.      
Nous vous révélons également les positions les plus à même de le stimuler.  

Prête à vous lancer dans la quête de ce mystérieux Graal, ce déclencheur orgasmique ? Très bien, relaxez-vous et suivez attentivement nos conseils.

Un peu de préparation

Avant toute chose, un peu d'anatomie. Le point G se situe sur la face antérieure du vagin entre 3 et 8 cm à l'intérieur, le long de l'urètre au niveau où celui-ci rejoint la vessie. A mi-chemin entre l'os pubien et le col de l'utérus, il a la forme d'une petite boulle palpable de moins d'un centimètre qui augmente de taille lors d'une stimulation. Sans influence sur la qualité des sensations, la grosseur de cette zone varie considérablement d'une femme à l'autre. Pour certaines, l'ensemble de la paroi antérieure serait sensible.
Ne transformez pas cette recherche en travaux pratiques plus proches des cours de sciences naturelles, l'imaginaire érotique est indispensable à toute expérience sensuelle.
Si vous êtes seule, vous pouvez adopter la position accroupie, assise au bord d'une chaise voire même allongée sur le ventre. Une fois introduit votre index ou votre majeur, poussez vers le haut et tâtonnez à la recherche du fameux point G. Sa localisation peut se traduire par une envie d'uriner, qui ne durera que quelques secondes avant d'être remplacée par une sensation d'intense plaisir.
Mais la recherche peut être beaucoup plus stimulante (et plus facile selon certains) si vous partez à deux. Dans ce cas, vous pouvez vous coucher sur le ventre ou à quatre pattes en relevant le bassin. Placé derrière vous, votre partenaire suivant vos conseils  pourra explorer votre intimité le ou les doigts pointés vers le sol.

Les positions les plus stimulantes

Vous pouvez également opter pour une stimulation du point G lors d'un rapport sexuel. Sachez alors que certaines positions sont plus favorables que d'autres. Les zones sensibles à l'avant du vagin sont plus sollicitées si l'homme est derrière la femme ou si cette dernière le chevauche. Nous vous proposons quelques variations extraites de notre Kama-Sutra :
Attention, ces propositions ne sont bien entendues pas exhaustives. Libre à vous de trouver celles qui vous conviennent le mieux.
 
Une fin en soi ?

Si votre quête s'avère infructueuse, ne blâmez pas votre partenaire ou votre dextérité. La découverte du point G ne conditionne pas la découverte du plaisir. Si la sexualité de votre couple est harmonieuse, ne bouleversez pas tout. Vous pourrez atteindre l'orgasme sans qu'il soit pour autant conditionné à cette zone. L'orgasme féminin peut revêtir bien des formes, le conditionner à la stimulation du point G est bien restrictif, tout comme il est illusoire de considérer cette zone comme un "interrupteur à orgasme".
David Bême

Les hommes ont-ils un point G ?

Le point G de la femme reste pour certain(e)s aussi introuvable que le Saint Graal. Chez l'homme, même mystère ! Mais une zone "ultra-sensible" a pu être repérée : suivez le guide !
Le chemin du plaisir est pour le moins sinueux et semé d'embûches. Existe-t-il chez l'homme un point-clef dont la stimulation mènerait à l'orgasme à coup sûr ?  Peut-être… Selon le Docteur Gérard Leleu1, une femme avisée repérera et stimulera chez son partenaire une petite zone d'excitation, qu'il a baptisé point d'érection B (située sur le périnée, entre le scrotum et l'anus) : une pression douce et ferme apportera beaucoup de plaisir, pouvant accentuer l'érection, et même, pour un point correctement titillé, mener à l'éjaculation. De B à G, n'y a-t-il qu'un tout petit pas dans l'alphabet du sexe ? Peut-être, car si la stimulation reste superficielle, elle semble correspondre à un endroit essentiel du plaisir : la prostate ! Et s'il "n'existe aucun analogue du point G chez l'homme, certains hommes apprécient la pression sur leur prostate au cours d'un toucher (anal)" reconnaît le Dr Jean Belaïsh dans son ouvrage de référence2.

La prostate, zone-clef du plaisir…

En effet, la prostate, cette petite glande de la forme et de la taille d'une châtaigne située sous la vessie et traversée par l'urètre, participe non seulement à la fabrication du sperme, mais aussi au plaisir et à l'éjaculation. Explication : lors de l'éjaculation après le remplissage des canaux éjaculateurs c'est la prostate qui se contracte, les sécrétions prostatiques se mêlent alors au liquide séminal3. Puis la contraction des muscles bulbo-caverneux expulsent le sperme de manière saccadée vers l'urètre pénien. Ces saccades musculaires participent grandement à la sensation de plaisir.

Guide  pratique

Certains hommes, donc, apprécieront que leur compagne stimule, par voie interne, cette région hautement stratégique dont l'origine tissulaire est, curieusement, la même que celle du fameux point G féminin ! Pour cela, la seule solution pour madame est d'introduire un doigt dans l'anus de son partenaire, pour aller repérer (grâce à sa forme caractéristique), toucher et masser la glande et ses contours située à quelques centimètres à l'intérieur du canal anal. Il faudra beaucoup de doigté et de délicatesse (ainsi qu'une bonne lubrification) pour que la stimulation soit plaisante, et ne s'apparente pas à ce que bon nombre de messieurs redoutent par dessus-tout : le toucher rectal pour examen de la prostate ! Avis aux amateurs…
Zoé Durden

Gonfler son point G pour retrouver l'orgasme

Trouble du désir, absence d'orgasme. l'amplification du point G pourrait aider certaines femmes à retrouver le chemin du plaisir. Mais à qui s'adresse cette technique ? Comment se déroule-t-elle ?. Doctissimo fait le point en compagnie du Dr Marie-Claude Benattar, précurseur de cette technique en France.
Malgré un intérêt croissant, la médecine peine encore à aider les femmes souffrant de troubles sexuels. Parmi les solutions envisagées, l'amplification du point G connaît un retentissement croissant.

La prostate féminine au coeur du plaisir vaginal

Schématiquement, on distingue deux types d'orgasme, le clitoridien plus connu et le plus abordable et le vaginal plus méconnu mais plus intense. Ce dernier est principalement lié à la stimulation du point G ou plutôt de la "prostate féminine" dont les grandes dates débutent dès le XVIIe siècle quand De Graaf décrit pour la première fois "un tissu glandulaire autour de l'urètre qui libère un liquide glaireux et rend la femme plus désirable par son odeur âcre et salée". Au XIXe siècle, le gynécologue américain Skene décrit ces structures comme des glandes qui portent encore son nom. Outre la découverte très controversée du point G par le scientifique allemand Von Gräffenberg dans les années 501, c'est très récemment en 1999 que Milan Zaviavic confirme, sur 200 autopsies, qu'il existe un tissu glandulaire péri-urétral chez 80 % des femmes et dont le marqueur est le PSA (le même que pour la prostate masculine)2.
C'est ce tissu érectile situé le long de l'urètre qui est l'objet de toutes les attentions. Selon le Dr Benattar, "Suite à la baisse des hormones féminines, ce tissu rétrécit et la réponse sexuelle diminue au fil du temps. Les baisses de désir et de plaisir au fil du temps ont ainsi une origine biologique et anatomique". Pour y remédier, plusieurs médecins ont eu l'idée de réaliser une amplification de cette zone.

Comment dérider son point G ?

Chez des femmes victimes de troubles sexuels, la cause de leurs problèmes pourrait être une atrophie de leur prostate. Pour combler cette évolution, certains médecins ont pensé à "amplifier" cette zone en y injectant des produits plus ou moins absorbables. Comment déterminer les candidates à une telle technique ? "La principale indication thérapeutique reste le ressenti de la femme : baisse de sensations sexuelles, difficultés orgasmiques, perte de libido." déclare le Dr Benattar.
Initiées Outre-Atlantique par le Dr Matlock surnommé le Picasso du vagin, les injections sont en collagène prélevé chez les femmes, purifié puis réinjecté après qu'elle-même ait indiqué elle-même la zone la plus sensible de son vagin3. En France, le Dr Benattar a opté pour une autre option : l'acide hyaluronique. "Largement utilisé en médecine esthétique et plus récemment contre l'incontinence féminine, ce produit peut être aisément injecté à travers la muqueuse dans la zone érectile autour de l'urètre sous anesthésie locale - application préalable d'un gel. Outre les précautions d'usage d'hygiène (la patiente se présente notamment épilée), ce geste peut être réalisé en une quinzaine de minutes" nous précise le Dr Benattar. "L'acide hyaluronique a une durée de vie limitée et n'a donc pas vocation à durer. Le but de ce traitement est de redécouvrir son corps en réactivant la sensibilité prostatique de la femme. Beaucoup ignorent encore l'orgasme vaginal. Cette amplification permet alors de réveiller cette zone endormie, et donc le réflexe d'orgasme. Une fois cette action initiée, il n'est plus nécessaire d'y recourir périodiquement". Cette intervention coute en moyenne entre 500 et 1000 euros.

Une technique encore récente

La sphère des troubles sexuels féminins est longtemps restée un "continent noir" pour reprendre l'expression de Freud. Aux Etats-Unis, le succès et la médiatisation du Dr Matlock ont "suscité quelques vocations". Mais en France, très peu de praticiens recourent aujourd'hui à cette technique. Et bien peu de travaux scientifiques l'ont évaluée en détails. En France, le Dr Benattar est à l'origine de deux études. La première s'intéressait à une dizaine de femmes souffrant d'une baisse de désir et une difficulté à atteindre un orgasme (dont 8 ménopausées)4. "Trois mois plus tard, une augmentation de l'excitabilité et de la sensation de plaisir était notée" déclare le Dr Benattar. Face au faible nombre de participantes et à l'absence de comparaison, cette étude constituait cependant plus un préambule qu'une réelle démonstration.
La seconde étude conduite sur 30 femmes souffrant d'anorgasmie vaginale a tenté de comparer une injection d'acide hyaluronique et quelques mois plus tard une injection sans produit. La comparaison de la satisfaction des participantes après ces deux expériences (une véritable et une fausse injection) n'a pas été à la hauteur des espérances. Mais selon le Dr Benattar, "il s'agissait de cas difficiles, des femmes anorgasmiques depuis toujours. Mais si les résultats sont modestes, ils ne sont pas inintéressants puisque 9 femmes ont connu un changement positif vis-à-vis de l'orgasme vaginal. Un réveil à la sensibilité vaginale et une augmentation de la satisfaction sexuelle ont permis à plusieurs femmes de leur redonner confiance et de les mettre dans une nouvelle dynamique positive, changeant leur perception d'incapacité totale à une réelle prise de confiance en elle"5.
Il semble aujourd'hui prématuré de considérer l'amplification du point G comme une solution miracle aux troubles sexuels. Cette technique pourrait constituer une nouvelle possibilité pour des femmes en détresse, à condition que demain, de plus amples études puissent assurer avec certitude qu'il s'agit là d'un effet physique et non d'un effet psychologique sur la libido. Mais dans un domaine de recherche largement neuf, cette possibilité apparaît déjà séduisante.
David Bême

Nouvelles révélations sur le point G !

Longtemps controversé, le point G, relève le défi de la science. La gynécologue Odile Buisson tente d'éclaircir les mystères de l'anatomie du clitoris et du point G en l'échographiant. Zoom sur sa recherche et la sexualité des femmes, continent resté "noir" pour la médecine contemporaine.
Le point G reste controversé, depuis sa découverte, somme toute récente, en 1950. Son existence n'a jamais été démontrée, tout simplement parce qu'on en n'a pas trouvé trace ni par dissection anatomique, ni par RMN (imagerie par résonance magnétique). Cette absence de preuves flagrantes donne lieu à bien des polémiques alors que 50 à 70 % des femmes confirment avoir une zone de sensibilité particulière. La gynécologue Odile Buisson, lève le voile, et pointe les réticences des milieux scientifiques. Selon elle, la sexualité féminine ne semble pas intéresser la médecine, comme si le sujet n'était pas digne d'intérêt ou sous le coup de tabous. Récit d'une échographie de ladite zone et ses découvertes sur la sexualité féminine.

Dans l'odyssée du point G, pouvez-vous nous rappeler les dates-clés ?

Odile Buisson : Tout débute en 1950 par l'article de Ernst Grafenberg, rapportant les propos de ces patientes autour d'une zone particulièrement agréable située dans la partie antérieure vaginale basse le long du trajet de l'urètre. C'est une région qui lorsqu'elle est stimulée provoque des orgasmes jugés plus importants, profonds et lancinants. C'est seulement fin des années 80 que Beverley Whipple nomme cette région le point G, en l'honneur de son découvreur. En 1998, l'Australienne O'Connell décrit l'anatomie exacte du clitoris et en 2005 son équipe réalise la première image en Résonance Magnétique Nucléaire de l'organe clitoridien. Avec le Docteur Pierre Foldès, spécialiste de la réparation des mutilations génitales, nous avons décidé de pousser plus loin.

Quel est le lien entre le point G et la fabuleuse anatomie du clitoris ?

Odile Buisson : Je me suis aperçue que le clitoris était un organe assez mobile, car sous l'influence de contractions périnéales ses différentes parties se mobilisent. J'ai alors eu l'idée de faire l'échographie d'un coït. On s'aperçoit que lors d'un rapport sexuel, le clitoris est étiré, comprimé, ascensionné, de façon répétitive par la verge en érection. Sous l'influence de ces simples va-et-vient, il augmente de volume. On peut aussi constater que c'est à travers la partie antérieure vaginale basse que la double arche du clitoris est stimulé. Ce qui met fin à la différenciation des femmes vaginales et clitoridiennes, puisque dans les deux cas, le clitoris est donc en jeu, mais de façon différente.

Cette zone que vous avez découverte serait le fameux point G ?

Odile Buisson : Le point G n'existe sans doute pas en tant que structure. C'est donc le point de contact entre le vagin et la racine interne du clitoris, c'est la zone d'adossement en quelque sorte. La nouveauté réside, selon nous, dans le fait que nous pensons que cette zone est une fonction du CUV (complexe clitoro/urethro/vaginal). Le CUV dénommé ainsi par les Australiens désigne l'ensemble des organes impliqués dans l'activité sexuelle féminine. Pour vous donner une image, c'est un peu comme siffler : il y a une expulsion d'air par le diaphragme, les poumons, une contraction des muscles des joues et des lèvres. De l'ensemble de ces interactions d'organes est produit un son plus ou moins mélodieux. Cependant, vous aurez beau chercher dans la gorge des gens, vous ne trouverez pas de structure  anatomique en forme de sifflet. Pour le plaisir que procure "le point G", c'est pareil ! En clair, c'est une des gâchettes fonctionnelles pour obtenir un orgasme, du moins ceci est notre hypothèse.

Vous semblez insister sur l'information, pourquoi ?

Odile Buisson : La médecine sexuelle en est à ses balbutiements. La sexualité féminine reste un
continent à explorer pour en découvrir les nombreux ressorts. Si l'aspect psychologique est indéniable, l'implication d'éléments biologiques l'est tout autant.
En France, aucune Faculté n'étudie scientifiquement la fonction du clitoris féminin car le clitoris ne sert qu'à l'orgasme et au plaisir. D'où un désintérêt pour la médecine sexuelle féminine, teinté également de tabou ou de peur... la première définition du clitoris remonte seulement à 1998 ! C'est donc une science très récente.
Toutefois pour les femmes qui ont des difficultés sexuelles et qui en souffrent, il est important de connaître les mécanismes du corps qui conduisent à l'orgasme afin de pouvoir les soulager de cette souffrance. La médecine du corps n'exclut en rien les médecines de la psyché et des rapports interpersonnels. Ces médecines sont complémentaires

Que faut-il penser des injections, une solution miracle ou non ?

Odile Buisson : D'abord, il faut dissocier le point G de l'orgasme. Le point G n'est pas la panacée et on peut avoir une sexualité épanouie de mille manières différentes avec ou sans orgasme. Nous sommes trop rapidement passé de l'injonction "Trouvez votre point G" à "l'injection du point G". Trop souvent ces injections sont faites sans bilan gynécologique et sexologique préalables et de plus, elles n'ont jamais été évaluées scientifiquement. Par ailleurs, pratiquées le plus souvent à l'aveugle, elles peuvent comprimer l'urètre et ainsi donner des complications urinaires voire blesser les vaisseaux de la région. Il faudrait évaluer tout cela de façon beaucoup plus rigoureuse avant de dire ou de faire quoi que ce soit. Cela nécessite évidemment de poursuivre des études scientifiques avec une méthodologie correcte et bien codifiée.
Catherine Maillard

La vérité sur le point G

Le point G est peut-être la clé d'un meilleur orgasme. Mais qu'est-ce que le point G et où se cache-t-il ?
La réponse risque de vous surprendre.

Il est difficile de croire que la science en sait peu sur l'orgasme féminin, y compris sur l'expérience liée à l'orgasme clitoridien par rapport à l'orgasme vaginal. L'origine de l'orgasme clitoridien est évidente : c'est la stimulation du clitoris avec ou sans pénétration vaginale. Ce qui échappe à la science, c'est l'origine de l'orgasme vaginal, un plaisir qui survient lors de la pénétration, mais sans la stimulation clitoridienne. Les chercheurs sont sur le point de comprendre ce qui se passe sur le plan anatomique et d'expliquer pourquoi certaines femmes ont un orgasme vaginal alors que d'autres n'en ont pas. Tout est lié à ce que nous savons sur le point G qui, à vrai dire, n'est pas un point du tout.

En tant que chercheuse, Beverly Whipple, coauteurs du livre intitulé The G Spot and Other Discoveries about Human Sexuality est celle qui a fait connaître le nom de cette région, c'est-à-dire le point G, depuis 1982, (il porte l'initiale du nom du premier gynécologue, Ernst Grafenberg, à avoir entrepris des recherches sur le sujet aux États-Unis dans les années 40). Même si le titre du livre semble y faire référence, «nous n'avons jamais affirmé que la région constituait une structure anatomique», assure la spécialiste, professeure émérite à Rutgers University au Newark, N.J., où elle poursuit des recherches révolutionnaires aux côtés du neuroscientifique Barry Komisaruk sur la biologie et la neurologie des orgasmes. «Nous pensons que cette région se trouve dans la partie antérieure de la cavité vaginale [la partie la plus proche de l'abdomen], plutôt que sur la paroi vaginale», précise la chercheuse, qui s'étonne toujours de la confusion largement répandue à propos de cette région.

Cette confusion existe même parmi les chercheurs. En effet, à la suite d'une étude menée il y a deux ans au King's College, au Royaume-Uni, qui n'a pas permis d'établir un lien génétique concernant la présence du point G chez des jumelles (ce qui aurait constitué une solide découverte scientifique), on pouvait lire dans les journaux «Le point G n'existe pas». Mais pour la spécialiste, les chercheurs n'ont pas posé les bonnes questions: «ils ont demandé aux jumelles si elles croyaient posséder une structure particulière sur la paroi vaginale plutôt qu'à travers cette dernière.» Bien que l'étude en question n'ait pas été reconnue comme valide de ce point de vue, le fait est que le point G n'est pas un point, c'est quelque chose de bien plus complexe que cela.

C'est plutôt la «zone G»

Le professeur émérite en psychologie de Rutgers University, Barry Komisaruk, préfère nommer le point G «la région G ou la zone G». Nous pouvons désormais expliquer comment certaines femmes en arrivent à vivre une grande sensation de plaisir par la stimulation de la paroi antérieure de la cavité vaginale. En plus d'étudier des cadavres, des chercheurs ont aussi utilisé des appareils d'imagerie telle que l’IRM (imagerie par résonnance magnétique) afin d'observer l'intérieur du corps de femmes durant la stimulation de la paroi antérieure de la cavité vaginale par masturbation ou par pénétration. Qu'ont-ils découvert? «Ces femmes ressentaient une pression sur un ensemble d'organes internes, qui forment la zone G, y compris la paroi antérieure de la cavité vaginale, les glandes de Skene [parfois appelées prostate de la femme] et les "lèvres" du clitoris», explique le spécialiste.

En fait, le clitoris ne serait que la partie visible d'un organe beaucoup plus grand. À l'intérieur, le clitoris est en forme de fourchette dotée de deux «lèvres» qui parcourent le vagin, explique John Lamont, spécialiste de médecine sexuelle au Hamilton Health Sciences à Hamilton, en Ontario. Selon une nouvelle théorie, les orgasmes vaginaux sont causés par la pression exercée sur tous ces organes, qui sur le plan scientifique sont nommés le «complexe CUV» (clitoro/urethro/viginal).

Peut-on alors dire que l'orgasme vaginal n'est en fait qu'un orgasme clitoridien créé par une stimulation interne? Selon les recherches de Barry Komisaruk, il n'en est pas ainsi, et cela pour deux raisons. Premièrement, il a utilisé l'IRM, pour cartographier les régions du cerveau qui s'activaient en fonction de l'organe stimulé. «Les sensations vaginales, clitoridiennes et utérines sont acheminées à la même région du cerveau par différents nerfs, explique-t-il; cette "carte du cerveau" montre que le vagin et le col de l'utérus ont leur propre réseau sensoriel, bien distinct de celui du clitoris.»
    
Deuxièment, l'orgasme vaginal est possible même si le clitoris a perdu toute sensation. En effet, lors d'une étude menée par le chercheur, des femmes paralysées de la taille ayant perdu toute sensation du clitoris ont atteint l'orgasme vaginal par masturbation. Lors de la stimulation du clitoris, le nerf pudendal achemine, par l'intermédiaire de la moelle épinière, l'information sensorielle au cerveau, ce qui provoque l'orgasme clitoridien. L'étude a par ailleurs révélé que si l'information sensorielle est bloquée au niveau de la moelle épinière (à cause d'une blessure par exemple), les sensations vaginales et utérines peuvent tout de même passer par un autre réseau nerveux, récemment découvert. Il s'agit du nerf vague, un nerf crânien aux ramifications dispersées qui part de l'abdomen et qui s'étend à différentes parties du corps, y compris le complexe CUV, si l'on se fit au chercheur.

Chaque femme est unique

Que signifient ces nouvelles données scientifiques? Si vous n'avez jamais vécu d'orgasme vaginal, il est possible que dans votre cas, les organes du complexe CUV ne soient pas «construits» de manière à être sensibles à la stimulation. Selon plusieurs études menées par le Dr Emmanuele Jannini, professeur d'endocrinologie et de sexologie à l'Université d'Aquila, en Italie, l'épaisseur formée par le complexe CUV varie pour chaque femme.

Selon le Dr Jannini, les femmes qui ont un gros complexe CUV (on peut le mesurer par ultrasons) sont plus susceptibles d'atteindre un orgasme vaginal par rapport à celles qui en ont un petit. La raison? Le nombre de vaisseaux sanguins, de muscles, de glandes, etc., qui caractérisent les gros complexes CUV. Le professeur a aussi examiné des cadavres qui possédaient un complexe CUV très petit. «Je suis absolument certain que les cadavres dont le complexe était pratiquement dépourvu de nerfs, de glandes, de vaisseaux et de muscles auraient eu bien du mal, sur le plan anatomique, à atteindre l'orgasme vaginal de leur vivant».

En définitive, «Pour de nombreuses femmes, atteindre l'orgasme vaginal n'est possible que grâce à l'ajout d'autres stimulations génitales, explique le Dr John Lamont, toutefois, cela n'a rien à voir avec un problème de dysfonction sexuelle, c'est la conséquence de peu de sensibilité du complexe CUV. Certaines ont des mamelons sensibles, d'autres aiment se faire embrasser aux aisselles. Autrement dit, chaque femme possède des zones érogènes particulières.»

Orgasme vaginal et orgasme clitoridien: lequel est meilleur?

L'existence de zones érogènes variées a peut-être de quoi rassurer et ne devrait pas vous décourager, les deux tiers des femmes qui croient qu'elles n'atteindront jamais l'orgasme vaginal. Le nombre de femmes pouvant l'atteindre augmente toutefois si elles stimulent leur clitoris lors de la pénétration (appelée «bridge manœuvre»).

En fait, il n'existe pas de preuves démontrant que l'orgasme vaginal donne une meilleure sensation ou donne un plus grand plaisir que l'orgasme clitoridien, fait savoir Beverly Whipple. Selon les témoignages, l'orgasme clitoridien est aussi intense que l'orgasme vaginal. «L'orgasme vaginal, explique Dr Jannini, n'est pas forcément meilleur, il représente une option parmi d'autres».

«La différence, s'il en est une, c'est que la sensation de l'orgasme vaginal est un peu plus douce», nuance Trina Read, conseillère en sexualité à Calgary. Son point de vue s'appuie sur de nombreux témoignages de sa clientèle. Elle encourage d'ailleurs les femmes à ne pas se frustrer ou s'impatienter. «L'orgasme vaginal n'est pas le fruit du hasard; vous devez apprendre à connaître votre corps, ce qui le stimule, afin de savoir comment atteindre le maximum de plaisir

Les experts interviewés pour cet article sont d'accord avec la conseillère pour dire que «les couples mettent en général trop l'accent sur les orgasmes, ce qui nuit à une saine sexualité. Ils devraient d'abord se concentrer sur la sensualité et voir ce qu'il adviendra du reste

Personne n'est plus irrité par une société obsédée par le sexe basée sur l'atteinte d'objectifs que Beverly Whipple. Au fil des ans, elle a identifié, dans des livres et articles, 36 zones érogènes différentes du corps dont le toucher procure du plaisir. «Mon objectif est d'encourager les femmes à prendre plaisir dans ce qui leur donne du plaisir.»