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Les secrets inavouables du pénis

Hampe, gland  prépuce, érection, orgasme, découvrez les secrets physiques, mécaniques et « psychologiques » du pénis.
 
Quelles sont les zones les plus sensibles du pénis ?
Le pénis est composé de trois parties. La hampe, la base et le gland protégé par le prépuce. Si ces  trois corps sont érectiles et sont des zones érogènes, le gland (haut du pénis), sa couronne et le frein (la membrane qui relie le prépuce au gland) sont plus particulièrement sensibles car composés de 8000 capteurs, des corpuscules de Krausse (comme le clitoris).
La taille du pénis compte-elle ?
Un pénis mesure entre 7 à 10 cm au repos, avec une moyenne de 9 cm. En érection, 90% des hommes ont un pénis  entre 13 et 18 cm avec une moyenne de 15 centimètres. Si la verge est beaucoup plus petite (entre 8 et 9 cm en érection), on parle de micropénis. Les points sensibles du vagin, un organe élastique, sont situés  dans le premier tiers de l’organe. La profondeur du vagin se situant entre 8 cm au repos et 12 en état d’excitation, 90 % des pénis peuvent donc stimuler les points sensibles du vagin.
Y a t-il une proportionnalité entre la taille du pénis au repos et en érection ?
Non. Un pénis de petite taille au repos peut atteindre une taille « normale » en érection. Et si un pénis de taille modeste peut soutenir son érection plus longtemps, une verge de « grande taille » aura, elle, plus de difficultés à maintenir une érection tonique sur la durée.
Est-il possible d’allonger le pénis ?
Oui mais….
La chirurgie offre peu de bénéfices mais beaucoup de complications, déformations, cicatrices, infections et parfois même la graisse qui sert à allonger le pénis peut se résorber.
La pompe à vide qui « oblige » le sang à emplir le pénis n’est pas recommandée non plus. Son utilisation est dangereuse.  On risque la rupture des vaisseaux sanguins de la verge, des cicatrices, des déformations, une perte de la sensibilité et la maladie de Lapyronnie (sclérose des corps caverneux, responsable d'une déviation de la verge en érection).
 
En quoi consiste l’érection ?
Le pénis mou au repos (il est flaccide), va se métamorphoser sous l’effet de l’excitation. Le débit sanguin augmente dans le sexe masculin. Les corps spongieux vont se gorger de sang, le pénis devient dur, rouge, se redresse et augmente de taille. C’est l’érection. L’éjaculation va être provoquée par les contractions musculaires de l’acte sexuel.
Qu’est ce qui fait bander un homme ?
Le plus simple pour provoquer l’érection est de stimuler la verge par des caresses sur le  gland hyper sensible et le frein. Mais l’étreinte, les baisers sur la bouche, les caresses sur tout le reste du corps peuvent aussi provoquer le désir et la déclencher. Les hommes sont aussi stimulés par ce qu’ils voient, les odeurs et les voix. En revanche, la peur, le stress, le froid peuvent rendre l’érection impossible.
Pourquoi l’homme a-t-il envie de dormir après l’éjaculation ?
Si l’homme a besoin de repos, c’est qu’il est fatigué, « vidé ». Il est parfois pris d’une envie de  dormir soudaine, il peut avoir du vague à l’âme ou être mélancolique. Cet état a deux origines.
La première, biochimique, liée à la baisse du taux d’endorphine (hormone du plaisir) qui a atteint un pic au moment de l’orgasme et une seconde, physique, due à la rupture de l’état fusionnel. Pour diminuer la mélancolie de votre partenaire, sachez rester connecté avec lui après l’amour,  régénérez-vous dans les caresses et l’affection.
Qu’est-ce que la période réfractaire ?
Après l’éjaculation, le sang quitte les tissus érectiles. Le pénis reprend sa taille au repos. Le gland reste hypersensible et parfois douloureux. Cette phase est accompagnée de la phase réfractaire. L’homme devient récalcitrant à l’activité sexuelle. Son désir est diminué, son érection est réduite voire impossible. Cette phase dure quelques minutes à quelques jours ou quelques mois selon l’âge. Elle est courte chez les hommes jeunes et à forte libido (chez qui désir et érection persistent après éjaculation). Cette phase n’existe « techniquement » pas chez la femme même si certaines disent l’éprouver. Pour accompagner cette phase réfractaire, les couples amoureux se retrouvent dans les caresses pour faire perdurer l’émotion de l’orgasme et relancer le désir.

Sexe : ces autres parties du corps qui excitent les hommes

Quelles sont les parties du corps féminin les plus excitantes, d'un point de vue purement masculin ? Au-delà des fesses et des seins, un peu trop classiques, certaines zones moins conventionnelles peuvent aussi provoquer l'excitation.
Fantasme : les seins et les fesses
C'est bien connu, ce que les hommes regardent en premier chez nous c'est nos seins et nos fesses. Les parties les plus sexuées de la femme attisent le désir masculin. Rien de plus classique. Mais c'est oublié qu'en sexualité, il n'y a pas de règles. Et en matière d'excitation, nous ne sommes pas égaux.
Les hommes peuvent également être attirés par des parties de l'anatomie féminine auxquelles on ne pense pas spontanément.
Pour les uns, ce sera la vue d'une nuque féminine dégagée par un chignon relevé ou une coupe au carré. Pour d'autres, l'attirance passera par la beauté des pieds : une paire de talons aiguilles suffira pour monter le degré d'excitation. Ou des grains de beauté placés au coin de la bouche qui donneront envie à certains de nous embrasser.
Des fantasmes pour tous les goûts
Les cheveux, la bouche, le regard, les mains… la liste des zones qui stimulent nos hommes est infinie." L'imaginaire sexuel et érotique peut s'accrocher à toutes les parties du corps voire des objets extérieurs", confirme Joëlle Mignot*, psychologue et sexologue clinicienne.
Dans l'érotisme, l'imagination ne connaît pas de limites. Ainsi Salvador Dali est-il tombé amoureux de sa muse Gala en tombant en admiration devant son dos.
Sans être un artiste, notre quotidien est aussi matière à fantasme. La sexologue Catherine Solano raconte : "J'ai un patient pour qui la simple vue d'une cheville dans le métro le fait fantasmer". Ou encore cet homme qui adore les bouches fines tout en trouvant "monstrueux" la mode des bouches pulpées au collagène.
Aussi divergentes qu'elles soient, ces attirances remontent toutes à une histoire personnelle. "Elles sont toujours liées au passé de celui qui les éprouve. Certaines images ou des expériences vécues laissent des empreintes dans notre vie sans qu'on s'en aperçoive", explique Catherine Solano*. Notre amoureux des lèvres fines se rappelle que lorsqu'il était enfant sa mère avait une amie dont la bouche fine l'a toujours fasciné.
A contrario, quand les souvenirs ne sont pas bons, ils peuvent devenir de véritables répulsions. " Une patiente m'a avoué que dans le visage de son mari, quelque chose la dérangeait et qui la bloquait au niveau désir". Ici, l'aversion pour ce qui apparaît comme un détail peut s'avérer totalement rédhibitoire dans un couple en tuant tout désir et relation charnelle. Le fantasme fonctionne de la même façon : il peut nous jouer des tours voire devenir un handicap s'il sort de notre imaginaire pour rejaillir sur nos actions. Le fantasme est bon pour la libido, mais à condition de savoir le doser et le relativiser.
* Joëlle Mignot est sexologue, responsable d'enseignement du diplômes inter-universitaire (D.I.U.) de Sexologie Faculté de Médecine de Paris 13-Bobigny et rédactrice en chef de la revue "Sexualités Humaines".
Catherine Solano est sexologue

Sexo : les 7 trucs qui rendent fou les hommes

Découvrez les petits secrets des hommes et ce qui les rend fous avec notre expert Michel Lombart, médecin sexologue.
Sexo: les hommes aiment les surprises et les attentions
Les hommes se féminisent. Ils ont besoin d’attentions. Les hommes aiment qu’on les bichonne, mais pas qu’on les materne ! Attention à la nuance. On évite le « fais pas ci c’est bon pour toi », mais on le couvre de petites intentions, on n’oublie pas ses plats, son auteur de polar préférés… Qu’on lui envoie des messages amoureux. Qu’on lui dise qu’on l’aime.
Ce qui me rend fou : ce sont toutes les petites intentions qu’elle a pour moi complètement improbables auxquelles je ne m'attendais vraiment pas. Jonathan, 39 ans
Quand les femmes prennent le pouvoir sexuellement !
Ils aiment que les femmes expriment leurs désirs. Montrent leur plaisir et prennent des initiatives dans la sexualité. Qu’elles dominent un peu le jeu. Qu’elles disent je veux ! J’aime ! Et qu’elle le montre. Qu’elles osent se libérer, qu’elles ne se sentent pas contraintes à une image pudique. Ce pourquoi les hommes sont assez friands de la position de l’Andromaque (la femme assise sur l’homme allongé) ou la position du lotus (les deux partenaires assis l’un en face de l’autre).
Ce qui me rend fou : à chaque fois qu’elle prend des initiatives sexuelles. Qu’elle me montre que le désir et le plaisir sont plus forts que sa pudeur, la gêne …Fabrice 40 ans.
Sexo: les positions préférées des hommes
Les hommes aiment la position classique du missionnaire, car elle permet d’associer le plaisir des yeux. Les hommes adorent observer le plaisir de leur partenaire. Mais les positions plus acrobatiques, les lieux inédits, et tous les petits interdits alimentent énormément leur libido.
Quand les femmes érotisent le quotidien
Tenue sexy, bas, porte-jarretelles, mise en scène et pourquoi pas déguisements (infirmières..). Les hommes sont très visuels. Avec des jeux sexuels et un brin de coquinerie vous faîtes monter le désir des hommes ! N’oubliez pas les jeux sexo-culinaires !… lécher délicatement du champagne sur le corps de votre partenaire…Les jeux sexuels et l’humour permettent de renforcer la complicité du couple.
Ce qui me rend fou : de recevoir des textos hyper chauds en plein milieu de la journée quand je bosse ! Je me dis qu’elle ne m’oublie jamais. Cédric 35 ans.
Ce qui me rend fou : c’est quand ma copine a les yeux qui pétillent en racontant des histoires bien coquines… l’air de rien ; mais, moi je sais qu’elle est vraiment coquine. Thierry 39 ans.
 
Sexo: les hommes aiment sentir le plaisir chez leur partenaire!
N’oubliez jamais que la relation amoureuse, c’est à deux qu’elle se construit. L’homme est sensible à son plaisir mais aussi beaucoup au vôtre. Quand votre désir est plus fort que la pudeur, que la gêne et que vous l’exprimez, vous attisez le désir de votre partenaire. L’homme a besoin de vous sentir libre et expérimentée dans votre sexualité. Mais attention à ne pas lui faire peur !
Ce qui me rend fou : j’ai l’impression qu’elle ne dira jamais non ! Cyril 34 ans.
Les hommes aiment aussi les préliminaires
L’homme ne « fonctionne » pas de manière uniquement que mécanique. Il a aussi besoin de stimulations et il aime volontiers les préliminaires. L’érection étant de plus en plus fragile et la pression de la performance angoissante, les hommes ont de plus en plus besoin d’une femme qui s’occupe minutieusement de son corps. Qui le couvre de caresses érotiques et douces et qui ne se jette pas sur son sexe comme seul source de son désir. Qu’elle ne le prenne pas pour « une bête de sexe ! ».
Ce qui me rend fou : c’est de la voir se délecter de m’embrasser et de me caresser le ventre alors je ne suis pas un grand sportif !. Olivier 38 ans.
Ce qui rend fou : quand elle m’embrasse les oreilles ! Je suis musicien, il y a peut-être un lien ! David 32 ans.
Les hommes aiment la spontanéité
L’amour ce n’est pas que dans le lit ! Les hommes aiment le côté spontané du désir. Alors la table de salle à manger, le bureau, la douche, la voiture…Cela rend fou un homme quand la femme n’hésite pas à montrer son désir de manière un peu surprenante et inédite. L’homme n’aime pas attendre le soir, gentiment de retrouver la couette pour faire l’amour. Les hommes aiment les moments de folie !

Sexe : coucher le premier soir, un tue l’amour ?

Si vous voulez couler des jours heureux avec votre nouveau partenaire, peut-être devriez-vous patienter un peu avant de faire l’amour. Coucher trop vite serait un frein à une relation amoureuse durable, selon une étude américaine.
Du sexe trop tôt nuit-il au couple ? L’éternel débat est relancé avec une étude de la Brigham Young University's School of Family Life. Les chercheurs en sont arrivés à la conclusion (un peu rétrograde) que le secret d’un couple qui dure est d’attendre patiemment avant de faire l’amour…
Les scientifiques ont interrogé 11 000 personnes engagées dans des relations amoureuses stables et sérieuses. Ils ont évalué leur niveau de satisfaction dans leur couple, leur facilité de communication avec le partenaire ainsi que la stabilité de la relation amoureuse. Ce dernier point a été mesuré par la fréquence des problèmes au sein du couple.
 Résultat : parmi les couples ensemble depuis au moins un an, ceux qui ont eu des relations sexuelles pendant les premières semaines suivant leur rencontre seraient moins épanouis. Les meilleurs niveaux de satisfaction, de communication et de stabilité ont été constatés chez les couples qui ont attendu plus longtemps avant le premier rapport.
Précisons tout de même que les chercheurs ont obtenu les mêmes résultats après avoir tenu compte de l’éducation, du nombre de partenaires sexuels, de l’appartenance ethnique et religieuse.
Sexe trop tôt, frustration future ?
Des experts ont émis des critiques face à ces conclusions pointant du doigt la méthode utilisée : par exemple, l’enquête n’a pas suivi les couples dans la durée.
Autre problème : les auteurs de l’étude n’expliquent pas cette association entre la première relation charnelle et l’épanouissement du couple. Et se contentent d’une hypothèse toute subjective : "L’éventuel déséquilibre entre les attentes sexuelles et la sexualité réelle du couple pourrait saper le processus de formation du couple", rapporte l’étude publiée dans le Journal of Sex Research. Traduction : les couples à la sexualité "rapide" pourraient avoir des exigences trop élevées vis-à-vis de leur partenaire et de la fréquence des rapports sexuels. Des attentes déçues avec le temps et qui mèneraient à l’usure du couple…
 Autre bémol, rien ne prouve que la raison de l’insatisfaction dans le couple soit la sexualité. Après tout, un couple durable ne se limite pas à sa sexualité, non ?

14,5 cm : la taille normale officielle d'un pénis

Entre12,8 et 14,5 cm, c'est la dimension moyenne du sexe masculin en érection certifiée par l'Académie nationale de chirurgie. Et au repos ? Réponse ici.
Certains hommes vivent avec l'angoisse d'avoir un sexe trop petit. Trop exacerbé, ce "syndrome du vestiaire" peut générer des blocages lors des rapports sexuels.
Peur de décevoir sa partenaire, de ne pas la satisfaire, ces hantises typiquement masculines, sont pourtant souvent infondées.
Désireuse de balayer ces idées reçues, l'académie nationale de chirurgie a publié les mensurations moyennes d'un pénis au repos et en érection. Verdict : au repos sa taille doit être comprise entre 9 cm et 9,5 cm. En érection, il peut mesurer entre 12,8 et 14,5 cm. Quant au diamètre, le sexe masculin fait en moyenne entre 8,5 cm et 9 au sommeil avant d'atteindre 10 à 10,5 cm le reste du temps.
Ces moyennes n'ont rien de révolutionnaire anatomiquement parlant mais elles devraient, selon l'Académie, permettre de raisonner les trop nombreux candidats à la chirurgie correctrice du pénis. Il "faut sensibiliser le public à l'inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif", justifie les académiciens. Messieurs, tout se passerait donc dans votre tête. N'oubliez pas que le plaisir masculin ne dépend pas de la taille de votre sexe. Idem aussi pour les femmes qui se contentent très bien de la taille du sexe de leur compagnon. >> Lire aussi "La taille du sexe a-t-elle de l'importance ?"
Autre bonne raison de relativiser : "beaucoup d’hommes estiment mal la taille de leur pénis. Il se mesure à partir du pubis où il s’attache, et non à partir de la peau. Ce qui représente souvent 1 à 2 cm de différence" remarque Catherine Solano, médecin-sexologue.
Les indécrottables complexés peuvent recourir à cette méthode d'illusionniste : couper les poils du pubis plus courts pour le rendre d'apparence plus grand. Ceux qui restent tentés par la pénoplastie (allongement ou épaississement du pénis) doivent d'abord demander l'avis d'un praticien expérimenté dans ce type de chirurgie.

Sexe : la taille du pénis dépend de la longueur des doigts

On pourrait avoir une bonne estimation de la taille du sexe d’un homme rien qu’en évaluant la différence entre son index et son annulaire, selon des chercheurs sud-coréens.
Oubliez la taille du nez, des pieds ou des avant-bras. Pour avoir une idée de la taille du sexe chez un homme, il suffit que vous regardiez… la longueur de son index et de son annulaire. Plus exactement, le ratio entre l’index et l’annulaire serait lié à la taille du pénis, assurent des chercheurs sud-coréens dans une étude publiée dans l’Asian Journal of Andrology. Autrement dit, plus la différence entre ces deux doigts serait marquée, plus la longueur du pénis en érection serait importante. A l’inverse, si l’index a une taille proche ou équivalente à celle de l’annulaire, le sexe serait en moyenne plus petit.
Cette nouvelle étude a été conduite sur 144 hommes sud-coréens hospitalisés pour une opération urologique. Avec le consentement des patients, les scientifiques ont attendu qu’ils soient anesthésiés pour leur opération pour mesurer la longueur de leur pénis, d’abord au repos puis "étiré" pour avoir une bonne estimation de la taille en érection.
Ils ont conclu que plus le ratio entre l’index et l’annulaire était faible, c’est-à-dire plus l’index était court par rapport à l’annulaire, plus le pénis était grand. “Cette preuve suggère que le ratio digitale est corrélée à la taille du pénis adulte”, explique au Time le Dr Tae Beom Kim de la Gachon University à Incheon en Corée du Sud.
Taille du pénis : liée aux hormones androgènes
De précédents travaux ont associé le ratio entre l’index et l’annulaire à une exposition aux hormones sexuelles prénatales.
Plus le fœtus a fabriqué d’hormones androgènes dans le ventre de sa mère plus le ratio index/annulaire serait faible. Et plus le pénis serait grand! Une relation pas si étrange quand on sait que le développement des doigts et des orteils est contrôlé par les mêmes gènes que ceux qui se chargent du développement des parties génitales.
Cette étude coréenne n’est pas la première à s’intéresser à l’influence de ce ratio digital. Des précédentes expériences ont montré qu’il pouvait être relié à d’autres caractéristiques. Ainsi un ratio digital plus faible serait aussi gage de meilleure performance sportive chez les hommes et les femmes. Des psychologues de Cambridge ont également mis en évidence un lien entre un ratio digital faible et un goût du risque et de meilleurs succès financiers chez des traders de la City…

Sexe : 10 astuces pour ouvrir son appétit sexuel

Stress, post-partum, ménopause, usure du quotidien : les raisons de voir son couple s'installer au cœur d'un désert érotique ne manquent pas. Pour réveiller votre appétit sexuel, Esther Perel, sexologue, nous donne ses conseils.
Sexe : on déculpabilise
La panne sexuelle, ça arrive à tout le monde. Ce n'est pas une tare. Juste une difficulté momentanée à passer. Mais plus on stresse, moins on est performant. Donc, on souffle et on se pardonne ce petit passage à vide.
Sexe : on fait son scénario
Photos coquines envoyées par SMS en guide de mise en bouche, jeux de miroir en action, à chacun son scénario pour exciter chez l'autre cette aptitude à érotiser une simple image et à passer à l'acte. Pour adultes avertis et décomplexés. >> A lire aussi : 5 raisons surprenantes de faire (plus) l'amour
Sexe : on change ses lectures
Du missionnaire à l'amazone en passant par un 69 aussi acrobatique que périlleux, notre science du Kama Sutra marque vite ses limites. S'offrir des petits guides explicatifs sur la question est en général assez excitant, surtout si on s'en fait mutuellement la lecture, avec humour et jeu de rôles en prime. 

 99 fantasmes à réaliser pour vous rendre unique, Margot Saint Loup, éd. Marabout
69 conseils pour elle et lui, Frédéric Ploton et Christian Foch, éd. J'ai Lu
L'intelligence érotique, faire vivre le désir dans le couple, Esther Perel, éd. Robert Laffont
Sexe : on lâche le frein
Le poids culturel de notre éducation peut mettre un frein à une recherche de plaisir physique qui prétend se servir de l'autre comme d'un objet de plaisir. C'est oublier un peu vite qu'il n'y a pas de vraie jouissance sans confiance, et pas de confiance sans attachement. L'honneur est sauf !

Sexe: osez enfin avouer vos fantasmes

Les femmes fantasment tout autant que les hommes. Mais contrairement à ces messieurs, elles ont parfois un peu de mal à s'épancher sur ce qui alimente leur désir. Allez, ce soir on se dit tout !
Homme, femme, mêmes fantasmes ?
A quoi rêvent les femmes
Selon un sondage Elle-CSA paru en 2007, 63 % des Françaises rêvent de faire l’amour sur une plage, 38 % de regarder un film X avec leur partenaire et 33 % d’avoir une relation avec un homme plus jeune. 31 % fantasment sur une nuit avec un people ou de faire l’amour les yeux bandés. Viennent ensuite les délices gourmands (22% raffoleraient de faire l’amour le corps recouvert de crème glacée, de chocolat ou de miel), les lieux publics (18 %), le côté sado-maso (13 %), le harem (12%), l’inconnu croisé par hasard (10 %) et les ébats filmés (7%).
A quoi rêvent les hommes
53 % d’entre eux rêvent de faire l’amour dans la nature, c’est leur côté fleur bleue que vient relativiser un autre chiffre : 36 % d’entre eux fantasment sur le plan à trois (deux filles !), 29 % chevaucheraient bien une inconnue, 27 % règneraient volontiers sur un harem. Et contrairement à une idée reçue, ils ne sont que 8% à rêver de nous transformer en esclaves ! En revanche, ils rêvent d’une femme experte et libérée (37%) sans pouvoir autant la rêver dominatrice (12%). Et ils restent très attachés aux lieux publics, à condition que l’acte reste secret. En effet, le risque d’être surpris les titille davantage que l’exhibition (4%).
3 mot-clés pour se comprendre
Stéréotype
Les hommes et femmes restent encore attachés aux stéréotypes féminins-masculins très traditionnels : les femmes ont une envie folle d’être désirées par les hommes et les hommes ont besoin d’être admirés par les femmes.
Soumission
En général, les scénarii de la femme s’articulent autour de la soumission, ce qui lui permet de se lâcher puisque ce n’est pas elle qui agit, mais elle que l’on oblige à agir ainsi. Déresponsabilisée, elle se sert du fantasme pour accélérer sa libido et booster l’orgasme au moment-clé.
Animalité
L’homme préfère le visuel immédiat et n’élabore pas de scénario : il se focalise sur un morceau de peau (seins, sexe…) de manière beaucoup animale et spontanée.
Fantasmes: avouer ou pas ?
Évidemment, le fantasme de son partenaire, c’est un peu la quête du Graal. C’est excitant d’essayer de savoir ce que sont ses désirs les plus inavouables. Cela peut même être un challenge d’essayer d’y répondre en le concrétisant. Mais cela peut être dangereux. Nos fantasmes symbolisent notre imaginaire érotique et par conséquent nos tabous. C’est pourquoi, surtout pour la femme qui les scénarise beaucoup, il est difficile d’en parler. Quant à l’homme, il se lâche plus facilement en raison de l’animalité de sa libido. Après l’acte sexuel, il évoque facilement leurs jeux érotiques devant sa compagne. Qui, elle, préfère sans nul doute passer à autre chose. Sauf dans son jardin secret.
Et s’il en parle ?
Les hommes se lâchent plus facilement sur les mots crûs, les situations équivoques, les positions abracadabrantes. Sur le concret, en fait. D’où une réelle capacité à passer sinon à l’acte, mais en tout cas aux paroles. Lesquelles précèdent de toute façon à un moment ou à un autre le désir - voire la pulsion - de concrétisation. Faut-il obligatoirement prêter l’oreille, au risque de devoir passer à l’acte ensuite ? Pas forcément, estime Sophie Cadelen, auteur de Rêves de femmes, faut-il oser les fantasmes (éd. Leduc.S) : « Si les mots ou la situation vous gêne, il ne faut pas hésiter à lui dire stop ». Car un fantasme doit demeurer un jeu libre.
Ce qu’en dit le sexologue
«Si beaucoup, et essentiellement des femmes, préfèrent que leurs fantasmes restent tabous, donc muets, c’est par peur de choquer l’autre, peur d’apparaître "anormal". Et puis, pour confier à son partenaire un fantasme, il faut être dans une confiance absolue car un fantasme n’est pas un désir de passage à l’acte et si on n’est pas certain que l’autre a compris cette distance, on préfère éviter un quiproquo fâcheux. C’est le vrai décalage entre les hommes et les femmes : eux considèrent à 60 % que réaliser ses fantasmes est une bonne chose, alors que les femmes préfèrent les laisser à l’état de rêve. Le harcèlement de l’homme dans ce domaine peut conduire à la crise.»
Avec le Dr André Corman, sexologue, 

Sexe : messieurs, votre pénis a rétréci !

Le pénis des hommes a perdu près d’un centimètre en un siècle. La faute aux modifications de l’environnement et à l’obésité, selon des chercheurs italiens.
Voilà un nouvelle qui risque de "faire le buzz" dans les vestiaires de salles de sport ! Un très respectable Professeur de pathologie de la reproduction humaine de l’hôpital de Padoue, en Italie, vient de publier le résultat de ses recherches sur le sexe des hommes. Et ces recherches montrent, chiffres à l’appui, que si les bras et les jambes rallongent, le pénis , lui, est en voie de rétrécissement ! En soixante ans, cet attribut masculin aurait ainsi régressé de près d’un centimètre, passant d’une moyenne de 9,7 centimètres en 1950 à 8,9 cm en 2012.
Des bras et des jambes plus longs…
Pour cette étude, le Professeur Carlo Foresta a demandé à plus 2000 hommes d’une moyenne de 19 ans de dévoiler leur intimité et il a comparé les mesures de leur pénis avec des chiffres anthropométriques du début des années 50. En étudiant le rapport entre la taille du tronc et celle des bras et des jambes, les chercheurs italiens se sont rendu compte que 36% des jeunes hommes avaient des bras plus longs et que 47% d’entre eux avaient des jambes plus longues. Ils ont aussi découvert que la taille du pénis avait également évolué… mais à la baisse.
… mais un pénis plus court
« Nous savons que les proportions du squelette humain sont définies essentiellement par notre système endocrinien et plus particulièrement par les hormones qui se trouvent dans les gonades, c’est-à-dire dans les testicules » a expliqué le professeur Foresta.
« Nous savons aussi combien ces hormones peuvent souffrir de l’influence négative de certains facteurs environnementaux. L’hypothèse la plus probable est que ces facteurs environnementaux, qui ont déjà joué sur la qualité du sperme, ont également eu une influence sur la taille du pénis.
Mais nous pensons aussi que l’obésité a, elle aussi un rôle, d’autant que 18% des hommes ayant participé à cette recherche étaient en surpoids. N’oublions pas que l’obésité est un facteur qui influence de manière négative la production d’hormones à l’âge du développement. C’est ainsi que la taille du sexe est inversement proportionnelle au degré d’obésité » conclut le professeur.

Top 23 des vérités étonnantes sur le sexe

Parce qu'il y a un univers d'anecdotes acidulées - tantôt étonnantes ou désopilantes - derrière les râles et autres éclats de vie derrière "la petite mort", voici un Top 23 des choses que vous ignoriez sûrement à propos du sexe.
Si la façon de faire l'amour est propre à chacun, il y a tout de même des choses qui nous rapprochent tous. Malgré cela, il y a de nombreuses choses que nous ne savons pas sur ce monde. Pour remédier à cela, l'écrivain W.W. Norton a récemment publié 1227 Quite Interesting Facts ("1227 vérités plutôt intéressantes"). Pour l'occasion, découvrez le Top 23 des choses que vous ignoriez sûrement à propos du sexe.

Top des anecdotes étonnantes autour du sexe :
1.- Un bébé européen sur dix est conçu dans un lit Ikea. L'assemblage à son paroxysme.
2.- Les espions britanniques ont arrêté d'utiliser le sperme comme d'une encre invisible parce que celui-ci commençait à sentir quand il n'était plus frais.
3.- Lors d'une éjaculation, le sperme est expulsé à 45 km/h, soit la même vitesse qu'une voiture en agglomération.
4.- Les dauphins et les Hommes sont les deux seuls êtres vivants à prendre du plaisir en faisant l'amour.
5.- L'oeuvre de fiction la plus vendue du XVe siècle était L'histoire de deux amants, roman érotique écrit par l'homme qui est devenu plus tard le pape Pie II.
6.- A Hong Kong, les maris adultères doivent verser une pension alimentaire mensuelle à leur femme. Sinon, cette dernière est légalement autorisée à le tuer, mais seulement à mains nues. Cette loi semble à présent caduque mais n'a toujours pas été ajournée.
7.- Une femelle furet meurt si elle n'a aucun rapport sexuel pendant un an.
8.- Un homme produit suffisamment de sperme en deux semaines pour féconder toutes les femmes fertiles de la planète.
9.- Les sex toys ont été inventés au XIXe siècle pour calmer l'hystérie.
10-. Les parties inférieures des lingeries burlesques étaient utilisées en tant que "perruques pubiennes" par les prostituées du XVe siècle. Ce qui apparaît aujourd'hui comme la quintessence du sexy était à l'origine utilisé pour cacher les maladies vénériennes des prostituées et notamment la syphilis qui, très répandue, se serait trop vue avec les pubis rasés.
11.- Sept tablettes de Viagra sont vendues chaque secondes dans le monde.
12.- En allemand, "moyen de contraception" se dit "Schwangerschaftsverhütungsmittel". "Quand vous avez fini de le prononcer, il est déjà trop tard."
13.- Dites cheese ! Le sperme contient des traces de calcium, de phosphore et de zinc. Il est prouvé que les deux aident efficacement dans la lutte contre les caries.
14.- La copine du fondateur du site de rencontres Match.com, Gary Kremen, l'a quitté pour un homme qu'elle avait rencontré sur Match.com.
15.- Un spermatozoïde contient 37,5 MB (mégabits) d'informations relatives à l'ADN. Une éjaculation représente un transfert de données de 15 875 GB. Ce qui équivaut à la capacité totale de 62 ordinateurs MacBook Pro.
16.- Le corps ne considère pas le pénis comme vital. Voilà pourquoi il se rétracte lorsqu'il est exposé à un froid intense. Le corps protège les organes vitaux en les irriguant de sang et de chaleur au détriment des organes périphériques.
17.- L'homme qui a conquis les petits déjeuners, le docteur John Harvey Kellogg, était un fervent militant anti-masturbation. Il pensait qu'avec ses céréales et un régime équilibré, cela réduirait les obsessions sexuelles.
18.- En Egypte ancienne, on utilisait les excrément de crocodiles comme contraceptifs. Ils contiennent effectivement des propriétés spermicides qui leur permettent de faire office de préservatifs.
19.- Feodor Vassilyev, père de famille russe du XVIIIe siècle, a donné naissance à 69 enfants. Un record absolu de fécondité ! Il y eut 16 paires de jumeaux, 7 triplets différents et quatre portées de quadruplés. Encore plus incroyable : seuls deux d'entre eux moururent avant d'atteindre l'enfance.
20.- L'association américaine de psychiatrie rangeait l'homosexualité dans la liste des maladies mentales jusqu'en 1973.
21.- L'actrice porno singapourienne Grace Quek, connue sous le nom de "Annabel Chung", a battu un record particulier. A l'âge de 22 ans, elle s'est engagée dans 251 actes sexuels avec 70 hommes différents, le tout dans une période de 10 heures. L'exploit sinistre a été filmé dans un documentaire sobrement intitulé The World's Biggest Gang Bang.
22.- Lorsque l'homme atteint l'orgasme, il sécrète de l'endorphine, un agent qui étouffe la sensation de douleur. Ceci explique la récurrence de certaines pratiques qui nous seraient douloureuses en temps normal. De même, cette sécrétion ferait donc passer les maux de tête.
23.- Vous trouvez tout sexy. Ou presque.

Si vous vous imposez des limites psychologiques quant à ce qui est sexuellement attirant ou non, les recherches de la Queens University, dans l'Ontario, ont démontré que votre corps était automatiquement excité lorsque confronté à toute évocation sexuelle (perceptible par des afflux sanguins dans les régions génitales). La plupart des femmes de l'étude recevait des stimulus sexuels dès qu'elle voyait des hommes et des femmes nus, des rapports hétérosexuels et homosexuels... et même des ébats animaux.
 


Top 23 des vérités étonnantes sur le sexe par DanyLover

Le clitoris en 10 dates clés

Si le clitoris aujourd'hui fait la Une des magazines féminins, il n'en a pas toujours été ainsi… Clé du plaisir saluée par Hippocrate, fustigée par les protestants et bafouée par les psys freudiens, ce précieux organe de la jouissance féminine a connu bien des vicissitudes. Grandeur et décadence du bouton de rose sous le regard du sexologue Jean-Claude Piquard.
  • 300 ans av-J.C Hippocrate pour le clitoris
 Les médecins antiques s'intéressaient de très près à la sexualité. Pour Hippocrate, la procréation résultait de la rencontre de la semence de l'homme et de celle de la femme. Une opération largement favorisée par l'orgasme des deux parties, féminin y compris. "Même si le mot clitoris n'apparaît pas, tous les indicateurs laissent à penser que le célèbre médecin lui donnait toute son importance" précise J.C. Piquard1. Il était donc admis que stimuler le clitoris lors des rapports sexuels augmentait la fertilité.
  • 1559 : La découverte de l'anatomie du clitoris par Colombo
 
C'est au 16ème siècle, la médecine découvre le clitoris ! Un médecin italien du nom de Colombo explore les nymphes de la vulve et y découvre le clitoris. Il est le premier à l'avoir disséqué et étudié. Il affirme que "le clitoris est par excellence le siège du plaisir de la femme !". Il fait une analogie entre l'érection du clitoris et celle du pénis. J.C. Piquard est formel : "Une découverte qui ne sera jamais démentie, mais au contraire enrichie".
  • 1750 : La prohibition de la masturbation
La masturbation, et plus précisément celle du clitoris, est admise en couple pour les raisons précitées. A savoir, une augmentation de la fertilité. En revanche la pratiquer en solo est sévèrement réprimandé. "C'est à Tissot que l'on doit cette sentence" rappelle J.C. Piquard. La masturbation est alors taxée de "pratique funeste" et la prohibition déferle dans les pays protestants : Allemagne, Grande Bretagne, Etats-Unis... Une vision radicalisée vers 1830 par certains médecins pratiquant l'excision "thérapeutique" ou encore "punitive", sur les jeunes filles récidivistes qui transgressaient cet interdit. En Amérique, le traitement peut même aller jusqu'à l'ovariectomie recommandée par le gynécologue Battey pour lutter contre la lascivité, la nymphomanie et l'hystérie. Une opération avec des conséquences opératoires mortelles allant jusqu'à 30 %.
  • 1876 : Les médecins "ovulistes" jettent le blâme sur le clitoris
Dans les années 1800, les médecins tentent toujours de comprendre le processus de procréation. En 1840, le médecin Charles Négrier propose la théorie positive de l'ovulation spontanée, où celle-ci est indépendante de l'activité sexuelle, et régie par le cycle menstruel. L'orgasme ne jouerait donc aucun rôle dans la procréation ! En 1876, Oskar Hertwig et d'autres "ovulistes" observent que la procréation procède de la rencontre entre l'ovule et le spermatozoïde. Le couperet tombe : l'orgasme féminin n'augmente pas la fertilité de la femme ! "Une terrible involution pour le clitoris et le plaisir féminin" déplore le sexologue !
  • 1880 : Les médecins habilités à "masturber" leurs patientes
Hippocrate, maître à penser de la médecine, avait établi la théorie des humeurs selon laquelle, celles-ci doivent s'échapper du corps, ni trop, ni trop peu. Si la femme mariée bénéficiait de la relation conjugale pour expulser ses semences, les autres en revanche, étaient en grand danger d'hystérie. Les veuves et les jeunes filles en tête de liste. D'où les nombreux désordres que ces dernières connaissaient. Pour soigner l'hystérie, le médecin pratiquait alors des attouchements vulvaires, avec des vibrations pour qu'elles atteignent l'orgasme. "Pour informations, cette acte représentait environ 30 % du chiffre d'affaires" insiste J.C. Piquard ! Un chiffre révélé par Rachel Maines dans "La technologie de l'orgasme". Ainsi tout du long du 19ème siècle, les femmes seules ont eu recours à la médicalisation de l'orgasme.
  • 1905 : Freud et l'orgasme vaginal
En 1905, Freud publiait ses "Trois essais sur la théorie sexuelle". Le psychanalyste a fait valoir que la sexualité clitoridienne était infantile. Explications : La petite fille investissait le clitoris dans une pulsion sexuelle infantile non organisée. Devenue adulte et structurée, elle devait le délaisser pour n'investir que le seul vagin. Si elle gardait le clitoris comme activité sexuelle, c'était alors une régression ! Comme l'a soulevé Alix Lemel2 : "Freud n'avait pas vu que le phallus que les femmes réclamaient à grands cris hystériques, n'était autre que ce clitoris qu'il leur avait ôté…". Freud aurait-il réussi à "éradiquer" le clitoris ?
  • 1960 : Le clitoris a disparu des traités d'anatomie
L'obscurantisme gagne du terrain jusqu'à la fin des années 60, où le clitoris connaît son point le plus bas en termes de reconnaissances par les instances médicales. Il a quasiment disparu des traités d'anatomie… et des mentalités. Progressivement, les femmes vont se réapproprier leur corps, avec un virage notable en 68 !
  • 1975 : La publication rapport Hite
Dans son rapport paru en 1975, Shere Hite publiait les résultats d'une grande enquête sur le plaisir féminin. Le clitoris occupait à nouveau une bonne place… "Un choix qui va lui valoir de quitter le territoire, et de renoncer à sa nationalité américaine !" ajoute le sexologue. Un pavé dans la mare, que se sont empressées de lancer les féministes… Tout doucement, le clitoris va revenir sur le devant de la scène !
  • 1998 : Le clitoris reprend sa place dans les traités d'anatomie
Une urologue australienne Helen O'connell constate que lors de l'opération de la prostate chez les hommes, les chirurgiens prennent bien soin de préserver le nerf érecteur. En revanche, aucune précaution de ce type n'est prise lors d'intervention sur la zone génitale pour les femmes. Pourquoi ? Elle s'aperçoit que les nerfs de la sexualité féminine ne sont répertoriés dans aucun livre d'anatomie, à l'inverse des représentations masculines. Une disparité criante. Elle entreprend alors de retracer l'anatomie du clitoris avec les moyens modernes et… confirme les découvertes faites par Kobelt, tombées dans l'oubli3.
  • 2005 : Les magazines féminins ne parlent plus que de ça !
La médecine semble avoir jeté un embargo sur le clitoris, tout comme l'éducation nationale, qui n'en fait pas mention dans les cours d'éducation sexuelle. Toutefois, les femmes se réapproprient leur corps par elles- mêmes, et la presse couvre tous les champs de la sexualité féminine, portant le clitoris au nu.

Le clitoris aujourd'hui !

En 2010, une enquête est lancée, par Annie Sautivet, professeur d'Art Plastique, en formation de sexologie, auprès des ados de 13/14 ans sur la représentation des organes génitaux. A peu près 50 % d'entre eux connaissent l'existence du clitoris, mais ne savent pas où le situer. Seulement 16 % connaissent sa fonction érogène. Pour J.C. Piquard : "On peut encore parler d'obscurantisme du point de vue médical… dans la nomenclature traitant des troubles de la sexualité, il n'y a plus le mot clitoris". Toutefois dans les mentalités c'est différent, il regagne considérablement du terrain…"Lors des consultations, on peut noter que chez les trentenaires plus de la moitié des femmes le connaissent bien…" ajoute J.C. Piquard. Qu'en est-il des hommes, et de la prise en compte aujourd'hui du plaisir féminin ? La question se pose encore. Le fameux "bouton de rose" peine à retrouver sa place dans la société, mais il est indéniable, que la révolution est bel et bien en cours !
Catherine Maillard

Les rêves secrets du clitoris

Caché derrière son capuchon, le clitoris joue la discrétion. Mais les hédonistes sauront sortir ce bouton sacré de l'incognito, pour que le plaisir féminin soit au rendez-vous. Du guide anatomique aux secrets d'experts, découvrez l'essentiel sur le clitoris, la plus belle fleur du jardin des délices..
Bouton de rose, bourgeon sacré. Le clitoris cultive une certaine discrétion. Chacun connaît son rôle primordial dans le plaisir féminin, mais connaissez-vous tous ses secrets ? Médecin sexologue, le Dr Gérard Leleu nous révèle les rêves intimes de cet organe mystérieux dans son ouvrage "La caresse de Vénus".
Médecin sexologue, le Dr Gérard Leleu est l'auteur de nombreux ouvrages à succès sur la sexualité, dont "Le Traité des caresses" vendu à plus d'un million d'exemplaires. Il se fait aujourd'hui le porte-parole des attentes des femmes en consacrant un ouvrage entier au clitoris.

Chef-d'œuvre de l'érotisme féminin

"Au fur et à mesure que j'avançais dans mes réflexions à propos du clitoris, que je me documentais, que j'enquêtais, que j'écoutais, je m'apercevais que ce sacré bouton ne se contentait pas d'offrir à la femme des délices et des ivresses, mais qu'il jouait un rôle essentiel dans l'épanouissement de sa sexualité". Le Dr Leleu porte aux nues ce bouton sacré. Après avoir réglé son compte à la vision phallocentrique de Freud, souligné les erreurs de célèbres sexologues Alfred Kinsey, William Masters ou Ernest Grafenberg (découvreur du controversé point G), l'ouvrage laisse la parole au clitoris. C'est ainsi à la première personne que se poursuit cet étrange récit. "Je ne voulais pas que ce soit le thérapeute qui s'exprime mais plutôt adopter un ton assez proche de celui de la pièce de théâtre "les monologues du vagin". L'ouvrage devait même initialement s'appeler les dialogues du clitoris avant d'adopter un titre plus sobre" nous précise le Dr Leleu.
Après avoir rappelé quelques notions anatomiques, l'ode au clitoris se poursuit par un éloge de la masturbation féminine. L'onanisme permet à la femme de mieux connaître son corps et son intimité. Mais le rôle du clitoris va plus loin : c'est par son autocaresse que la femme, dès son plus jeune âge, érotise son corps, puis son vagin.
Partant du fait que 95 % des femmes accèdent à l'orgasme en quelques minutes en stimulant elles-mêmes leur clitoris, le Dr Leleu estime ainsi que les problèmes avec l'orgasme clitoridien interviennent avec l'autre sexe. : "les problèmes, c'est avec l'homme et particulièrement dans le coït qu'ils apparaissent. Tous les hommes ne sont pas très compétents dans ce domaine. Les caresses du clitoris s'apprennent, à condition de surmonter une peur bien masculine et une vision trop utilitaire".

L'art de jouer de la mandoline

Selon l'auteur, le clitoris serait aux yeux de l'homme l'objet de crainte parce qu'il est le symbole de l'autonomie de la femme, de sa capacité à jouir seule. "Cette mâle peur se traduit même dans certaines légendes indiennes par des clitoris capables de se promener la nuit pour piquer les hommes. Au Moyen-Age, cet organe était surnommé, dans certaines régions d'Europe, le mépris de l'homme" nous confie le Dr Leleu.
Par ailleurs, les rapports masculins avec ce concentré de capteurs sensitifs se limiteraient à des fins utilitaires selon le schéma : préludes - pénétration - orgasme éjaculatoire - point final. Une vision bien trop simpliste et critiquée par le Dr Gérard Leleu qui enseigne aux hommes l'art de la caresse clitoridienne et les raffinements du plaisir clitoridien. ce que les Italiens appellent "jouer de la mandoline". Caressé, massé, sucé, léché. le clitoris invite les hommes à plus d'attention et de délicatesse. Du clitoris au point G, c'est un véritable solfège des caresses que les hommes découvriront en quelques pages. Plus d'excuse pour chanter en véritable mélomane le plus bel hymne à l'amour.
Caresse de Vénus
Enfin, les liens entre vagin et clitoris sont amplement discutés et le débat orgasme clitoridien-vaginal trouve des éclairages originaux. Pour l'auteur, il n'y a pas de femmes clitoridiennes d'un côté et les femmes vaginales de l'autre. Toutes ont de multiples pôles érogènes. "Le clitoris pourrait être le révélateur du vagin et l'initiateur de ces orgasmes. C'est ainsi par le plaisir clitoridien que le vagin - la Belle au bois dormant - s'éveille et accède à l'orgasme" estime l'auteur.
Pour bénéficier pleinement de ces deux sources de plaisir, l'auteur n'hésite pas à proposer un programme d'érotisation du vagin à réaliser tantôt par la femme seule, par autocaresses, tantôt en coopération avec son homme qu'elle guidera.
Car comme le souligne à maintes reprises le Dr Leleu, la parole est d'or : "Mesdames, prenez le risque d'oser demander carrément avec des mots clairs accompagnés de gestes précis. Si on ne demande pas, on n'obtient rien. Devenir responsable de votre sexualité, c'est formuler ce qui vous plaît et apprendre à l'autre comment fonctionne votre corps de femme". Pour les hommes, l'auteur les invite à être plus entier, plus ouvert : "S'il fallait donner un message aux hommes, ce serait de mettre du cœur à l'ouvrage, si je puis me permettre. Ecouter l'autre, en cherchant plus la perfection que la performance. Plus d'âme et plus d'amour en quelque sorte".
Alors pour profiter pleinement des ravissements que vous promet le clitoris, véritable chef-d'œuvre érotique, laissez-vous tenter par cet ouvrage à lire seul(e) ou à deux !
David Bême

Océane Rosemarie parle du sexe entre femmes